Basilica (The Memory Of Earth) -- Votre note ?


Basilica (The Memory Of Earth)

Orson Scott Card
jeudi 27 septembre 2012
par giraud
popularité : 3%

Dans un monde dirigé par les femmes, Nafai est est le plus jeune d’une famille de quatre frères, héritiers de l’homme le plus influent de Basilica. Il est aussi le plus insupportable... doté d’un esprit particulièrement vif et brillant mais dénué de tout sens de la diplomatie, il ne peut s’empêcher de dire ce qu’il pense, ce qui lui vaut généralement de s’attirer les foudres, voire la haine de ses proches ! Et il ne sait rien, ou presque, des complots dans lesquels sont impliqués son père et ses frères aînés. C’est pourtant lui que Surâme, une étrange entité ( légendaire ?) qui semble présider à la destinée de la planète, va choisir pour porter sa parole. Car Surâme s’affaiblit et la planète pourrait bien aller vers sa destruction...

Ce qui suit va dévoiler quelque peu des éléments que le lecteur est censé découvrir peu à peu... mais de toute manière, les amateurs de SF auront vite compris, avec le prologue, de quoi il retourne ! Quant aux autres, ils auront sans doute laché le roman avant, du fait de sa complexité et d’une intrigue qui repousse assez loin les limites de l’imagination...

Bref, Basilica ne se situe pas sur Terre. La Terre a frôlé la destruction totale voilà quelques dizaines de millions d’années et les survivants ont été envoyés sur une autre planète, placés sous le contrôle quasi-télépathique d’un super-ordinateur qui veille à ce qu’un certain nombre de règles soient respectées. Parmi ces règles, figure la domination des femmes et le non-accès à certaines technologies, afin d’éviter les guerres et les courses à l’armement qu’elles engendrent, qui conduisent à la destruction. Mais l’ordinateur, conçu pour durer 20 millions d’années, est désormais âgé de 40 millions d’années. Il s’affaiblit et ne peut plus contrôler la population comme il le faisait avant. Il a donc besoin d’alliés humains afin d’éviter que Basilica finisse comme la Terre...

Cette histoire est inspirée du Livre de Mormon, qui raconte l’histoire d’un homme qui, à la demande de Dieu, quitte Jerusalem avant que la ville soit détruite (quelques centaines d’années avant la naissance de Jesus Christ). Un livre qu’Orson Scott Card connaît bien puisqu’il est lui-même de confession mormonne. Mais soyez rassuré(e), il ne s’agit en aucun cas de prosélytisme, mais plutôt d’un clin d’oeil. L’auteur des sagas d’Ender et d’Alvin Le Faiseur (entre autres) reste un écrivain de de SF, peut être le plus grand en exercice et ne cherche à aucun moment à se transformer en prêcheur !

Cela dit, ce roman n’est pas le plus facile qu’il ait écrit. Avec ses personnages nombreux et aux noms complexes (sans parler de leurs surnoms !), leurs coutumes étranges, un mélange de science et de religion qui semble parfois se transformer en magie, un environnement où se mèlent les technologies les plus primitives et les plus évoluées, Basilica fait figure de roman inclassable, sauf peut être à le classer dans le catégorie de la Science Fantasy...

Il n’en est pas moins passionnant, cela dit, car Orson Scott Card démontre une nouvelle fois qu’il n’a pas son pareil pour imaginer des histoires originales et des personnages fascinants (à moins que ce soit l’inverse...), qui à chaque fois ou presque redéfinissent les contours de la SF. Car Card se moque des frontières, des catégories, il aborde tous les genres avec un talent égal et Basilica en est un magnifique exemple.

Mais pour apprécier le roman à sa juste valeur, répétons-le, mieux vaut quand même avoir lu quelques dizaines (voire un peu plus) de romans de SF...

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