Transformers 4 : Age Of Extinction

Cinq ans après la bataille qui a détruit Chicago, les humains se sont retournés contre leurs protecteurs et traquent tous les robots, décepticons et autobots, sans distinction, pour les détruire. Les derniers autobots sont obligés de rester cachés et Optimus Prime a disparu. Jusqu’au jour où il est retrouvé par Cade Yeager, un inventeur raté à la recherche de pièces détachées qui a récupéré ce qu’il croit être un vieux camion... Cade se rend vite compte de sa découverte et son employé, qui sait que son patron a besoin d’argent, contacte les autorités pour qu’il puisse empocher la prime promise à ceux qui trouvent un transformer. Mais Cade refuse de collaborer. Avec Optimus Prime, ils parviennent à s’enfuir, accompagnés de sa fille Tessa. Peu à peu, ils vont découvrir que le gouvernement, bien décidé à se débarrasser des décepticons et des autobots, a entepris de fabriquer ses propres transformers à l’aide d’un métal baptisé transformium. Avec les derniers autobots restant ainsi que le petit ami de Tessa, ils vont devoir affronter la menace de Galvatron, prototype de transformer fabriqué par l’armée ainsi que le redoutable Lockdown, un transformer mercenaire envoyé par les mystérieux créateurs de la race des transformers pour qu’il leur ramène Optimus Prime...
On connaît (trop) bien, maintenant, la recette de Michael Bay pour ses Transformers : des gros robots, des transformations spectaculaires, des combats qui détruisent tout ce qui se trouve autour à grands renforts d’effets spéciaux, des jolies filles un peu "pétasses" (à Marseille, on parlerait de cagoles) en mini-shorts en jean et des scénarios dont la crédibilité est le dernier souci des scénaristes. Ce quatrième volet de la saga ne déroge pas à la règle, mais on notera quand même quelques améliorations...
Les acteurs, d’abord. Il faut bien avouer que le départ de Shia LaBeouf et de son personnage au nom tout aussi improbable que le sien (Witwicky) est presque un soulagement, tant son physique de gringalet rendait le scénario des films encore plus invraisemblables. On avait autant de mal à l’imaginer sauver la planète que séduire consécutivement Megan Fox puis Rosie Huntington !On salue donc l’arrivée de Mark Wahlberg (Ted, Lovely Bones, Phénomènes). On apprécie aussi l’arrivée de Nicola Peltz, qui a nettement plus de charme et de classe que les deux précédemment citées, qui flirtaient dangereusement avec la vulgarité par moments... Il faut également saluer la performance de Stanley Tucci et de manière générale celle des "méchants" du film.
Du côté de la réalisation, rien de bien nouveau, c’est du Michael Bay comme certains l’aiment et comme d’autres le détestent. Il faut toutefois reconnaître que cette fois, il semble avoir renoncé à ses gimmicks habituels : pas de grande scène mettant en scène des hélicoptères, usage très modéré des ralentis lors des scènes d’action, une certaine sobriété des transformations (tout est relatif, mais elles sont plus rapide et moins tape-à-l’oeil que dans les films précédents)... ce n’est pas grand chose, mais cela allège un peu la réalisation dont les plus grosse ficelles deviennent, du coup, un peu moins visibles, ce qui est appréciable.
Pour ce qui concerne le scénario, il y a du bon et du moins bon... Le "plus" de ce quatrième film, c’est qu’on en sait enfin un peu plus sur les origines des Transformers et sur ce qui rend possible ces étonnantes transformations : un métal extra-terrestre aux propriétés uniques, le transformium. Ca vaut ce que ça vaut comme explication, mais c’est déjà ça... Et compte tenu de la fin du film, on en saura sans doute plus avec le prochaine épisode (oui, il y aura bien un 5ème et même un 6ème Transformers) sur les créateurs des Transformers, dont on aperçoit une main au début du film, à l’époque des dinosaures... En revanche, on aurait franchement pu se passer de ces "dinobots" que les enfants adoreront sans doute, mais que les spectateurs adultes auront bien du mal à supporter. Heureusement, ils arrivent tardivement dans un film qui dure près de trois heures...
On retiendra donc surtout du positif : des personnages plus intéressants, notamment du côté des méchants avec des humains aux motivations diverses et un Lockdown très réussi, une intrigue plus fouillée avec l’arrivée des créateurs et le long moment (le meilleur du film) passé dans le vaisseau extra-terrestre, des héros plus sympathiques, des dialogues un peu moins stupides... Au bout du compte, ça fait presque un bon film.
En fait, ce quatrième volet s’avère assez différent des précédents, au point qu’on peut se demander s’il s’agit d’une suite ou d’un reboot. Un peu des deux, sans doute... mais c’est quand même dommage que Michael Bay n’ait pas commencé par ça !
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