Extrait de Dédale Vers l’Empyrée -- Votre note ?


Extrait de Dédale Vers l’Empyrée

Cédric Desseaux
jeudi 6 mai 2010
par Didier Giraud
popularité : 15%

Résumé officiel (dernière de couverture) : Le Malaise foudroie sur Terre. Les survivants s’organisent comme ils le peuvent, se comptent dans l’angoisse sans savoir si demain les rassemblera encore. Epidémie de déprime, suicides, multiplication des internements psychiatriques... De toute façon, quand est survenu le "décembre noir", tout le monde a su qu’il était bien trop tard. Mais c’était sans compter sur l’Organisation, le pouvoir en place, qui déporte et expérimente : il fabrique l’homme de demain. Depuis une communauté d’insurgés s’organise une fuite éperdue. En rédemption, Vernon embarque Léa, Gianlucca et les mômes trafiqués, au péril de leurs vies, pour découvrir la vérité...

– Caporale ! J’exige de connaître la raison de votre départ d’Allevard sans escorte ! Pourquoi vos radios étaient-elles coupées depuis deux jours ? Pourquoi n’avez-vous pas cherché à nous joindre ?
Le gradé ouvre un rictus féroce. Profitant de la pénombre, Vernon cache discrètement le talkie-walkie sous le siège d’Alain. Pétrifiée, Léa parvient à répondre :
– L’enfant est très sérieusement blessé et doit être ramené au bloc sans tarder.
Le gradé serre les dents et s’emporte :
– Suis-je un trou du cul de caporal ou ne savez-vous plus vous adresser à moi comme vous l’avez laborieusement appris ? Instant d’égarement. Léa braque un regard affolé sur les insignes de son interlocuteur.
Ton grade, merde, ton foutu grade
Elle bafouille quand l’un des soldats s’écrie :
– Mon Commandant ! Venez voir !
Léa réagit au quart de tour et déclare :
– Non, mon Commandant ! Privée de sommeil depuis soixante-douze heures, mon Commandant !
Ignorant ce qui a bien pu interpeller le soldat, Léa embraye pour éviter au gradé d’aller constater ce qui titille les subalternes.
– Nos radios n’ont plus de batteries, mon Commandant.
Sourire glacial du gradé. Il ne dit rien et fait le tour de la voiture. Un soldat lui indique Vernon du menton. Le gradé ouvre aussitôt des yeux outrés et s’écrie :
– Sergent ! Sortez immédiatement du véhicule !!!
Vernon s’exécute et se met au garde-à-vous, Famas devant la poitrine, comme il aura si souvent vu faire à une autre époque. La pluie torrentielle lui fouette le visage. Il ne cille pourtant pas et s’applique à paraître le plus détendu possible. Le gradé avance la tête jusqu’à faire frôler son nez contre celui de son supposé subordonné. Il hurle :
– Toquard ! Depuis quand utilise-t-on son fusil lorsque l’on est assis à l’arrière, avec deux prisonniers aux côtés, de surcroît ? Et pourquoi pas un lance-roquettes !
Vernon sait qu’il ne doit rien répondre. Ce n’était pas là une question formelle mais une remontrance. Il se contente de fixer la forêt et attend sagement la suite.
– Votre revolver, troufion ! Votre revolver braqué sur l’ennemi ! Même immobilisé ! Me suis-je fait comprendre ou dois-je vous convoquer en stage d’initiation ?



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