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Extrait de Hodock

DAF
mardi 21 septembre 2010
par Didier Giraud
popularité : 4%

Résumé officiel du roman (quatrième de couverture) : L’été de ses 16 ans, Alycia Thomson, une adolescente menant une vie des plus ordinaires, par pour l’Idaho rencontrer ses tantes. C’est avec elles qu’elle vivra désormais.
Rapidement, l’étrangeté de sa famille et des habitants des lieux l’interpellent : que lui cachent ses tantes derrière ces propos ambigus et ces regards équivoques ? Pourquoi son cousin lui est-il si hostile ? Que se cache-t-il derrière la porte verrouillée du grenier ? Que lui cachent ses camarades de classe sur elle mais qu’elle-même ignore ?
Elle découvre alors qu’elle est dotée de capacités extraordinaires. Elle réalise aussi qu’elle est à l’origine d’événements des plus mystérieux. Un monde dépassant ses rêves et ses cauchemars s’ouvre à elle : la planète Mysteria.

+

détails que son père en donnait et parce que son père l’aimait. Mais elle restait un être mystérieux pour elle. Elle n’avait jamais rencontré aucun membre de sa famille, et les rares photos qu’elle possédait d’elle avaient une valeur inestimable à ses yeux.

Attachant ses cheveux en une queue-de-cheval si peu soignée qu’elle aurait pu être faite d’une seule main, Alycia jeta un œil à la pendule au-dessus de sa porte pour constater avec satisfaction qu’il était l’heure de rejoindre son père au rez-de-chaussée. Empoignant son unique sac de voyage – elle avait appris à voyager léger – elle dévala les escaliers pour se retrouver dans l’entrée où son père l’accueillit avec un sourire.

– Prête à partir ? lui dit-il avec enthousiasme.

– Hum… commença-t-elle, hésitante. Nan, opina-t-elle finalement, faisant demi-tour vers les escaliers.

– Arrête donc, grande maline ! fit son père, tirant sa fille par son pull pour la faire redescendre. On n’a plus le temps pour tes blagues, notre vol est dans quarante-cinq minutes.

– Bon, dans ce cas, c’est parti ! déclara-t-elle, reprenant son sac de voyage en main et ouvrant la porte d’entrée avec résolution.

Un taxi les attendait devant leur maison, et Alycia ne put s’empêcher d’éprouver une certaine mélancolie en portant un dernier regard sur ce qui avait été son foyer pendant deux années. Ce n’étaient pas tellement les bons souvenirs qu’elle avait pu y avoir avec son père qu’elle regretterait, car elle avait appris depuis longtemps qu’on pouvait emporter les souvenirs partout avec soi et que les objets ne pouvaient, dans le meilleur des cas, que servir à les raviver lorsqu’ils nous échappaient. Ce qu’elle regrettait déjà, toutefois, c’était le sentiment de sécurité et le bien-être que l’on ressentait lorsqu’on était chez soi. Il était certain que ça, au moins pour les semaines à venir, elle ne le ressentirait plus.

Si elle avait compté le nombre d’heures qu’elle avait passées à faire ça, Alycia en serait probablement déjà à des jours. Tournant et retournant le petit pendentif en forme de clé qui ornait son cou depuis toujours ou presque, elle l’examinait avec l’impression qu’un détail de ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie lui avait encore échappé. Pour une clé qui n’était pas censée ouvrir quoi que ce soit, elle était remarquablement bien faite, et d’une valeur inestimable. Non seulement pour son matériau principal, l’argent massif, ainsi que les saphirs qui décoraient la tête de la clé, mais également pour sa valeur sentimentale : c’était un présent de sa mère. Récemment, elle avait remarqué une inscription sur le flanc de la clé, minuscule et dans une langue ressemblant au cunéiforme. On pouvait clairement distinguer un petit serpent enroulé sur lui-même et une salamandre, mais ça, comme le reste, ni elle ni son père n’avaient été capables de l’expliquer.

Relevant la tête de ce petit objet précieux entre ses doigts, elle accorda un nouveau regard à ce paysage qui défilait depuis quelques minutes sous ses yeux consternés, à travers la vitre du bus qu’ils avaient pris à l’aéroport de Boise.

– Et donc… elles s’appellent Mary-Flower et Audrey, c’est ça ? s’enquit-elle, ne bronchant pas lorsque la pluie commença à s’abattre sur la vitre avec violence.

– Exactement. Elles sont très sympas, tu vas voir, lui assura son père d’un ton confiant.

– Heldfield… lut-elle sur le panneau indiquant l’entrée dans la fameuse ville de ses tantes. Dis donc, je ne connais pas l’Idaho mais j’aurais pensé qu’en août il ferait beau… remarqua-t-elle, déprimée à la vue de ces grands arbres séculaires noirs sur lesquels s’abattaient des cordes de pluie venues d’un ciel tout aussi sombre. C’était trop demandé, peut-être ?

– Hum, c’est vrai qu’il ne fait pas ce temps-là, d’ordinaire, admit son père, songeur.

– C’était quand la dernière fois que tu es venu ici ? Il y a un peu plus de seize ans, non ? nota sa fille.

– Oui, mais la météo d’une zone géographique ne change pas comme ça, Al, répliqua-t-il.




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