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Extrait de Hodock

DAF
mardi 21 septembre 2010
par Didier Giraud
popularité : 3%

Résumé officiel du roman (quatrième de couverture) : L’été de ses 16 ans, Alycia Thomson, une adolescente menant une vie des plus ordinaires, par pour l’Idaho rencontrer ses tantes. C’est avec elles qu’elle vivra désormais.
Rapidement, l’étrangeté de sa famille et des habitants des lieux l’interpellent : que lui cachent ses tantes derrière ces propos ambigus et ces regards équivoques ? Pourquoi son cousin lui est-il si hostile ? Que se cache-t-il derrière la porte verrouillée du grenier ? Que lui cachent ses camarades de classe sur elle mais qu’elle-même ignore ?
Elle découvre alors qu’elle est dotée de capacités extraordinaires. Elle réalise aussi qu’elle est à l’origine d’événements des plus mystérieux. Un monde dépassant ses rêves et ses cauchemars s’ouvre à elle : la planète Mysteria.

+

Sidérée, Alycia se demandait réellement si elle n’était pas en plein rêve éveillé, et s’apprêtait à quitter le couloir lorsqu’une longue ombre défila rapidement devant elle, dans une traînée dorée. Elle avait l’impression d’avoir vu un grand lézard ou un iguane traverser la pièce, mais c’était bien évidemment impossible, alors qu’était-ce ?

Perplexe, Alycia monta les escaliers de bois situés dans le hall, et prit le soin de ne pas les faire grincer en marchant lentement. Situé au centre de la maison, l’escalier devait probablement mener aux diverses pièces de la tourelle qu’elle avait aperçue en plein milieu du manoir, en arrivant. Arrivée au premier étage, dont le palier était circulaire, Alycia fut tentée d’explorer la salle qui se trouvait en face de la cage d’escaliers. Sa porte de bois massif sculpté et sa poignée de cuivre piqué lui donnaient un air inquiétant, comme si cette imposante porte avait pour but de cacher quelque chose de secret. Respirant lentement, pour n’émettre aucun bruit, la jeune fille prit un luxe de précautions avant de parvenir jusqu’à l’endroit, où elle posa sa main tremblante sur la poignée, étrangement froide.

La tournant avec soin, Alycia eut besoin d’une dizaine de secondes pour ouvrir complètement le battant de la porte, qui révéla une pièce sombre. Avec une curiosité prenant le pas sur sa modération, Alycia appuya sur l’interrupteur le plus proche, et découvrit une chambre ordinaire, meublée d’un lit à baldaquins en bois, et dont le mur gauche était muni d’une grande fenêtre sur laquelle les gouttes de pluie s’écrasaient sans répit.

– Je suis trop bête. Cette maison est vieille, c’est normal que les portes des chambres le soient aussi… soupira Alycia, quittant la pièce bien plus vite qu’elle n’y était entrée, tandis qu’une boîte à bijoux en bois, posée sur une coiffeuse au coin de la salle, se métamorphosa en livre. Un épais livre à la couverture de cuir sur lequel on pouvait lire, en dessous d’un serpent enroulé, le mot « Hodock ».

Les deux « o », semblables à des yeux clos, clignèrent pour laisser apparaître deux yeux verts et lumineux.

Arrivée au second étage, Alycia s’apprêtait à ouvrir la porte d’une salle située en haut d’un perron constitué de trois marches, lorsqu’en tournant la poignée, également de cuivre piqué par le temps, une main s’abattit sur son épaule.

Avec le calme qui la caractérisait, Alycia se retourna en cessant de respirer, avant d’échapper un profond soupir de soulagement. Ce n’était qu’un adolescent, brun et grand, dont le teint hâlé faisait ressortir les yeux verts.

– Tu es Paul, je suppose ? soupira Alycia.

– C’est moi, qu’est-ce que tu voulais faire ? demanda le garçon avec un ton qui n’exprimait sûrement pas la sympathie.

– Je voulais juste visiter, comme cet étage est le dernier de la tourelle, j’ai supposé qu’il abritait le grenier, expliqua Alycia, descendant le perron avec la nette impression que la visite de la salle devrait être remise à plus tard.

– Y’a rien d’intéressant là-dedans, que des vieux trucs poussiéreux.

– Ça c’est encore à moi de le décider, que je sache, tu ne me connais pas suffisamment pour savoir si j’aime ou non les vieux trucs poussiéreux, répliqua Alycia, décidée à ne pas se transformer en la gentille fille qu’elle n’était pas sous prétexte qu’un inconnu plus mal aimable qu’elle venait d’apparaître.

– Fais ce que tu veux je m’en moque, mais ne me dérange pas, j’ai vécu dix-sept ans sans toi, et crois bien que je regrette déjà cette époque.

– Si tu t’imagines un instant que je suis ravie d’être ici tu te trompes, mais il semblerait que la seule issue qui se présentait à moi était de venir dans l’Idaho, vivre chez mes tantes que je




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