Lara Croft : Tomb Raider
Lara Croft est belle, intelligente, athlétique, riche... et son activité principale consiste à piller des tombes à la recherche de trésors archélogiques. L’un d’eux, qui a jadis été scindé en trois parties dissimulées un peu partout dans le monde, est censé donné à celui qui les réunira le pouvoir de maîtriser le temps lorsque sera venu le moment de l’aignement des planètes du système solaire, un phénomène qui ne se produit qu’une fois tous les 5000 ans et qui est prévu pour dans ... deux semaines ! Selon les dernières volontés de son père décédé depuis plusieurs années, une des partie de l’artefact lui est transmise, avant d’être dérobé par une société secrète, les Illuminati. Entre eux et Lara, la course est lancée...
On sait bien que lorsqu’il s’agit d’adapter à l’écran un jeu vidéo, le scénario n’est pas la préoccupation première des producteurs... mais quand même ! On aurait quand même bien aimé en savoir un peu plus sur Lara, comment elle est devenue "pilleuse de tombes" (traduction littérale de Tomb Raider, quel joli métier !) et par quel miracle elle maîtrise aussi bien les arts martiaux que les armes à feu ou les armes blanches, sans parler de ses multiples talents d’acrobate ou de pilote !
Visiblement, la vraisemblance n’était pas l’objectif du réalisateur Simon West, qui démarre d’ailleurs le film avec une scène d’action opposant Lara à un impressionnant robot qui n’est autre que son partenaire habituel d’entraînement, avant de nous faire découvrir que Lara vit comme une sorte de version féminine de Bruce Wayne (Batman), dans un immense château, avec un majordome qui lui sert de confident et d’homme à tout faire.
Mais bon... on s’habitue à tout, comme à cette théorie farfelue d’un artefact extra-terrestre censé fonctionner à l’occasion de l’alignement des planètes, puisqu’après tout, on est dans un jeu vidéo !
Heureusement, le film est plutôt bien réalisé. Simon West est un bon spécialiste de l’action (on lui doit également Expendables 2) et Tomb Raider n’en manque pas, ni de rythme avec une bande son résolument techno (parfois à la limite du supportable). De ce point de vue là, le film est fidèle au jeu et Lara court, saute, plonge, virevolte, se balance, bondit, rebondit et utilise tout ce qui lui tombe sous la main, que ce soit pour se battre ou pour se déplacer.
Il faut par ailleurs souligner que certaines images sont superbes, le budget proche de 120 millions de dollars ayant permis d’aller à Angkor Wat au Cambodge, en Islande, en Alaska, à Hong Kong...
Pour ce qui est des acteurs, on se doute bien qu’Angelina Jolie n’a pas été sélectionnée uniquement sur la base de son talent d’actrice... mais il faut bien reconnaître qu’elle est physiquement presque à la hauteur de son personnage virtuel aux mensurations impossibles ! Et on retrouve avec plaisir un Daniel Craig qui à l’époque n’était pas encore devenu l’agent 007 mais dont la présence crevait déjà l’écran. Signalons aussi, pour l’anecdote, la présence de John Voight, qui n’est autre que le père d’Angelina Jolie, dans le rôle du père de Lara.
Pour résumer, vous l’aurez compris, Tomb Raider se laisse donc regarder... mais on le réservera quand meme de préfrence pour une de ces soirées pendant lesquelles on a envie de laisser ses neurones au repos !
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