Arthur et les Minimoys

Il n’ y pas meilleur que Besson, en France, pour renifler les bonnes affaires... sans doute interloqué par le succès éditorial et cinématographique de Harry Potter et partant du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, le voilà parti pour écrire un roman pour la jeuness... dont il savait évidemment par avance qu’il allait l’adapter au cinéma. Voilà pour la génèse du film. Pour le reste, il faut bien avouer que le film est réussi !
Ses parents ayant du partir pour des raisons professionnelles, Arthur vit désormais dans la grande demeure de ses grands parents... ou de sa grand-mère, pour être exact, son grand-père ayant mystérieusement disparu depuis quelques années.
Car le grand-père d’Arthur était à la fois un aventurier et un inventeur génial... malheureusement, en son absence, la maison risque d’être saisie par un promoteur immobilier. Pourtant, il y aurait un trésor enfoui quelque part ... mais où ?
Un jour, Arthur retrouve un vieux grimoire, dans lequel son grand-père avait laissé des notes. Il y parlait du monde des minimoys et de la manière de s’y rendre ...
Moitié film "normal" (avec des acteurs) et moitié film d’animation, selon que l’action se déroule dans notre monde ou dans celui des Minimoys, sans que jamais les deux ne se rencontrent), Arthur et le Minimoys, réalisé par un français avec des moyens français, supporte sans problème la comparaison avec la concurrence américaine des Pixars et autres Dreamworks.
Au passage, Luc Besson démontre qu’il a tout compris à l’exercice de style : bande son avec morceaux choisis décalés, références multiples (l’épée d’Arthur), notamment à Star Wars (j’ai rêvé ou certains véhicules des minimoys émettent les mêmes bruits que certains podracers ?)... idem pour le scénario, avec la gentillette histoire d’amour entre Arthur et Sélenia, les adorables grand-parents comme tous les enfants voudraient en avoir ... et un méchant très réussi en la personne de M.le Maudit. Pas de doute, tous les ingrédients du bon film d’animation sont bien là !
Certes les chevelures des héros évoquent davantage la paille que de véritables cheveux et on est loin des exploits techniques réalisés sur certains films d’animation... mais franchement, qui s’intéresse au nombre de poils gérés par un logiciel ?
La profondeur des décors en 3D, en revanche, sur certaines scènes d’action, est tout à fait spectaculaire. Et les mouvements des personnages, de même que les expressions de leurs visages (un des aspects les plus difficiles en matière d’animation) sont parfaitement réussis.
La seule question qu’on puisse se poser c’est ... où donc Luc Besson est allé chercher l’idée saugrenue d’affubler ses personnages de coiffures aussi hallucinantes ? Franchement, on se demande ...
Mais si ses orientations capillaires sont discutables, ses choix pour les voix de ses personnages ne le sont pas, avec pour la version française Mylène Farmer (oui, Mylène Farmer !), Leslie, Bashung, Cut Killer, Marc Lavoine, José Garcia, Stomy Bugsy, Dick Rivers, Michel Duchaussoy, Jean-Paul Rouve et Valérie Lemercier. Et ce n’est rien par rapport à la version américaine, avec les voix de Mia Farrow, Madonna, Snoop Dog, Robert de Niro et David Bowie !
Un tel casting, c’est impressionnant ! Et on se demande qui d’autre que lui aurait pu réunir des artistes aussi différents et aussi renommés...
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