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Extrait de Hodock

DAF
mardi 21 septembre 2010
par Didier Giraud
popularité : 3%

Résumé officiel du roman (quatrième de couverture) : L’été de ses 16 ans, Alycia Thomson, une adolescente menant une vie des plus ordinaires, par pour l’Idaho rencontrer ses tantes. C’est avec elles qu’elle vivra désormais.
Rapidement, l’étrangeté de sa famille et des habitants des lieux l’interpellent : que lui cachent ses tantes derrière ces propos ambigus et ces regards équivoques ? Pourquoi son cousin lui est-il si hostile ? Que se cache-t-il derrière la porte verrouillée du grenier ? Que lui cachent ses camarades de classe sur elle mais qu’elle-même ignore ?
Elle découvre alors qu’elle est dotée de capacités extraordinaires. Elle réalise aussi qu’elle est à l’origine d’événements des plus mystérieux. Un monde dépassant ses rêves et ses cauchemars s’ouvre à elle : la planète Mysteria.

+

– Ok, je vais faire attention, assura Alycia, même si elle sentait bien que quelque chose clochait. Mais la ville n’a pas l’air bien grande, ça devrait aller.

– Et, euh… continua Audrey, les yeux rivés sur son verre d’eau. S’il arrive quoi que ce soit d’étrange, dis-le nous.

– Mais… comment ça : étrange ? s’enquit Alycia, à présent très intriguée.

– Je ne sais pas, on ne sait jamais. Bizarre, anormal, enfin, s’il t’arrive quelque chose qui ne te laisse pas indifférente et que tu as besoin d’en parler, tu dois savoir qu’on sera à ton écoute.

– Très bien, accepta Alycia, comprenant qu’elle n’aurait pas plus d’explications et incapable d’ignorer l’air soulagé de Mary-Flower, qui semblait estimer que le message était passé.

– Bon, je vais chercher le dessert, coupa Mary-Flower, que sa belle-sœur regardait en semblant vouloir lui dire quelque chose par télépathie, tant son regard était soutenu. Étrangement, Mary-Flower leva la tête, et la regarda comme pour lui répondre un juron. Paul, qui jusqu’à présent semblait absent et indifférent, lança un regard à sa mère avec indignation, comme pour la morigéner.

S’il y avait bien un phénomène étrange qu’Alycia aurait volontiers abordé, c’était bien celui-là, mais à l’évidence, elle devrait y réfléchir seule, puisqu’il était causé par ses uniques interlocuteurs.

– Vous faites quoi dans la vie ? demanda-t-elle, trouvant que le repas prenait l’allure d’une cérémonie solennelle.

– Moi, je travaille sur Terre, répondit Mary-Flower, avant de se mordiller la lèvre inférieure comme pour se punir d’avoir fait une bévue. Alycia éclata de rire, car il fallait bien reconnaître que sa tante pouvait être imprévisible, et son air ennuyé était particulièrement comique. Avec difficulté, Audrey quitta son air embarrassé pour se mettre à rire nerveusement, imitée de très près par Paul qui avait davantage l’air de tousser que de rire. C’était comme s’il ne l’avait pas fait depuis tellement longtemps qu’il avait oublié comment on s’y prenait.

– Non, mais… franchement, vous faites quel métier ? reprit Alycia dans un dernier gloussement.

– Je travaille chez un antiquaire, pas loin d’ici. C’est une vieille boutique très jolie où tu auras très certainement l’occasion de venir me rendre visite…

– Ah, oui, j’essaierai. Et tu travaillais aujourd’hui ? demanda-t-elle en désignant la tenue de sa tante.

– Non, ça, c’est celle que je porte lorsque ton père vient nous rendre visite. Il déteste mes tenues habituelles, il les trouve trop extravagantes.

– Vraiment ? répondit Alycia, non pas uniquement parce qu’elle était ravie d’apprendre que le tailleur n’était pas la tenue favorite de sa tante, mais parce qu’elle se demandait comment celle-ci pouvait avoir l’habitude de porter quelque chose pour une occasion qui ne s’était officiellement produite que deux fois.

– Oui, elle a une armoire spécialement réservée à ce genre de tenues, et elle les sort à chaque fois que ton père vient, confirma Audrey d’un ton moqueur.

– C’est-à-dire chaque semaine ? demanda posément Alycia, se délectant de la soudaine pâleur du visage de ses hôtes.

– Oui, en fait, ton père et moi nous voyons souvent sur Internet, à raison d’une fois par semaine, c’est exact, répliqua Mary-Flower, retrouvant ses couleurs. Audrey lui lança l’un de ses coutumiers regards, et sa belle-sœur répondit par la pareille en adoptant un air approbateur.




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