L’Aube des Dragons - La Ballade de Pern 1 (Dragonsdawn) -- Votre note ?
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L’Aube des Dragons - La Ballade de Pern 1 (Dragonsdawn)

Anne McCaffrey
mercredi 17 novembre 2010
par Didier Giraud
popularité : 8%

On a souvent tendance à penser que les cycles, sagas et séries en tous genres sont des artifices marketing destinés à capitaliser sur une bonne idée pour optimiser les ventes... Ce n’est certes pas tout à fait faux, mais lorsque le cycle en question démarre par un prix Hugo et se poursuit par un prix Nebula, on peut quand même mettre ses préjugés de côté l’espace de quelques heures, le temps de découvrir l’incroyable univers imaginé par Anne McCafrrey.

Comme souvent pour ce qui concerne des cycles d’une telle importance, voici un "début" publié plus d’une dizaine d’année après le premier roman l’ayant initié ! Mais peu importe...

Comme dans La Planète Aux Vents de Folie, qui fut le début de La Romance de Ténébreuse, autre célèbre cycle de Marion Zimmer Bradley, L’Aube des Dragons commence par l’arrivée sur une planète éloignée de colons venus de la terre.

Après un voyage de 15 ans, trois vaisseaux se placent en orbite de Pern, une planète du système Rukbat. Sous la direction de l’amiral Benden, 6000 colons débarquent et s’installent sur ce qui leur semble être une véritable terre promise, peuplée de charmants lézards très intelligents, très vite surnommés "dragonets"... Jusqu’à la première chute des "fils".

Comme une pluie, à la faveur du rapprochement avec une autre planète de système, un étrange organisme se met à tomber sur Pern, avec des effets dévastateurs : les fils détruisent toute végétationet les humains touchés par les fils souffrent de terrribles brûlures... lorsqu’ils survivent. Et cela ne fait que commencer, car ce phénomène, qui se produit tous les 250 ans, dure environ 50 ans !

Ceux qui possèdent la solution, ce sont les dragonets, capables de cracher le feu qui consume les fils. Les colons terriens, équipés d’appareils qu’ils arment de lance-flammes, parviennent péniblement et temporairement à faire face à la menace. Mais leurs ressources ne sont pas inépuisables et la disparition programmée de leur technologie de pointe les conduit à mener une expérience génétique désespérée : faire évoluer les dragonets pour les transformer en une forme de vie redoutable pour les fils et au service des hommes : de véritables dragons qui sillonneront le ciel de Pern pour détruire les fils avant même qu’ils puissent toucher le sol de la planète...

Pour être tout à fait franc, ce premier épisode de la saga est loin d’être aussi captivant et émouvant que les autres. Ce qui fait le charme de cette série, ce sont les dragons et les liens empathiques qu’ils développent avec les chevaliers-dragons, ceux qui les "marquent" lors de leur éclosion et les montent ensuite pour lutter contre les fils, ainsi que la société féodale fascinante imaginée par Anne McCaffrey. Mais L’Aube des Dragons est une sorte de figure imposée, réclamée par les fans, qui voulaient un roman marquant clairement le début de la saga.

Evidemment, ce début comprend de nombreuses références aux romans suivants, à commencer par les noms des personnages qui, plusieurs générations plus tard, donc dans les romans suivants, deviendront des noms de lieux, des noms légendaires, sur une planète dont les habitants auront tout oublié de leurs origines. Des références sans aucun intérêt pour celui qui découvrira la saga au travers de ce "premier" roman !

Mais L’Aube des Dragons est aussi l’occasion pour Anne McCaffrey de donner à La Ballade de Pern une nouvelles orientation. Tout en expliquant les débuts de la colonisation, l’évolution des dragons et par là même celle de la société de Pern, elle permet à la saga d’évoluer vers un retour aux sources. Car une bonne dizaine de volumes plus tard, les habitants de Pern redécouvriront peu à peu la technologie de leurs ancêtres... et les 3 vaisseaux de l’amiral Benden, toujours en orbite ! De quoi débarrasser la planète, enfin, de la menace des fils ?

L’Aube des Dragons n’est probablement pas le plus représentatif, ni le plus séduisant, des romans qui constituent La Ballade de Pern. Pour cette raison, j’aurais tendance à conseiller au lecteur de respecter l’ordre des publications, plutôt que la chronologie des romans. Rendez-vous avec Le Vol du Dragon, donc, dont la première partie remporta le Prix Hugo (qui alla ainsi pour la première fois à une femme !), afin de découvrir le meilleur de ces fascinants dragons, les véritables héros de cette saga !

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Commentaires  (fermé)

jeudi 30 avril 2015 à 11h09

Pour ma part, toute la série y est passée dans l’ordre de parution, les derniers (donc les premier en chronologie) m’on bien moins plut.

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