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Comment Décoder l’Etircopyh ?

Jean-Claude Forest
mardi 17 novembre 2009
par Didier Giraud
popularité : 6%

Désolé de décevoir les internautes masculins... mais Hypocrite est une BD beaucoup moins érotique que Barbarella. Hypocrite est mignonne et peu vêtue, certes... mais cela ne vas pas plus loin, Jean-Claude Forest ayant sans doute été échaudé par la censure ayant frappé la blonde exploratrice de l’espace !

La guerre entre Avignon et Arles est le point d’être déclarée... et déjà deux organisations secrètes s’affrontent : l’AMFFFPA (Action-Massue-Feu-Flamme et Panique en Avignon) et l’APFFFPMA (Action-Pneumonie-Fureur-Foudre et Folie en Arles) ! L’enjeu : le pont d’Avignon, qui sert aussi de péage pour tous les bateaux arlésiens cherchant à commercer avec Lyon.

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Hypocrite, que son Destin (un personnage que l’on retrouve à plusieurs reprises dans la BD) a amené dans les parages, se fait recruter comme espionne par l’AMFFFPA, représentée par des agents habillés de noir avec de grandes oreilles de lapin : elle devient alors l’agent secret Etircopyh Numberouane ! Sa mission : faire s’écrouler le pont d’Avignon.

Mais ce pont n’est pas un pont comme les autres. Il s’agit en fait d’un Machairodus Gigantis (un tire à dents de sabre géant) transformé en pierre lors de la fameuse nuit de la pétrification, alors qu’il franchissait le rhône... et la mission d’Hypocrite sera atteinte grâce au docteur Gaïacol qui va utiliser le bacille de LIFE pour redonner vie, l’espace de quelques instants, au gigantesque fauve.

C’est alors qu’on découvre que Feraille, un marin qui avait séduit Hypocrite est en fait un extra-terrestre venu de la planète zoologique Yolande, précisément pour récupérer ce spécimen rare de Machairodus. Et une fois le pont détruit, la guerre éclate en Avignon et Arles ...

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Voilà. Et si vous voulez en savoir plus, il vous faudra lire cette BD totalement irracontable, mais plutôt sympathique... Le dessin de Forest est toujours aussi léger, coloré et presque psychédélique par moments (c’était la mode à cette époque) et si le scénario n’a ni queue ni tête, les dialogues sont assez savoureux, pleins d’humour au second degré.

A l’évidence, Comment Décoder l’Etircopyh est une BD qui ne se prend pas au sérieux. On tentera vainement de saisir un sens caché à ces aventures rocambolesque et de décoder un quelconque message... s’il y en a un, il est trop bien codé !

C’est d’ailleurs la limite de l’intérêt de cet album : toutes ces aventures, toute cette imagination déployée par Jean-Claude Forest ne mènent finalement à rien et n’ont aucun sens. Et pour les amateurs de SF c’est encore plus décevant : la SF n’est ici, en effet, qu’un prétexte pour permettre à l’imaginaire de Jean-Claiude Forest de délirer. Hélas, c’est un petit peu court. Car la SF, ça ne se résume pas à écrire tout ce qui vous passe par la tête.

Dommage ... et c’est d’ailleurs peut être pour cette raison que cette BD est plutôt agréable à lire à petites doses, par épisodes... mais devient rébarbative à la longue, si on la lit d’un seul trait. Trop, c’est trop...



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