Le Péril Extrazorien -- Votre note ?
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Le Péril Extrazorien

Jean Pleyers
dimanche 1er janvier 2012
par giraud
popularité : 7%

Suite à l’explosion de son soleil, le peuple zorien, embarqué sur une ancienne lune menée par un puissant ordinateur, continue son voyage à la recherche d’une nouvelle planète habitable (cf. le premier album L’Exode). Ylo, un jeune astrophysicien et héros de l’épisode précédent va à nouveau croiser la route des Gogs, ces êtres qui surveillent les zoriens. Ces dernies sont aux abois, depuis le départ de leur super-ordinateur. Mais les Gogs aussi sont aux prises avec de graves problèmes, harcelés par leurs ennemis les Lacteris ...

Si vous êtes nostalgique de la vieille, vieille SF... celle dans lequelle les extra-terrestres étaient souvent de couleur verte, avec de gros cerveaux apparents, celle qu’on trouvait dans les romans Fleuve Noir écrits à la chaîne par des auteurs francophones, souvent sous des pseudonymes (on les comprend...), celle dans laquelle les noms des aliens devaient forcément comporter des z, des y, des w et des g ... alors Le Péril Extrazorien est fait pour vous !

Dans le cas contraire, on vous recommande vivement de vous tenir à l’écart de cette BD qui ne saurait plaire aujourd’hui ni à un enfant, ni à un ado, ni un adulte (sauf cas particulier évoqué ci-dessus).

Certes, j’avoue humblement ne pas avoir lu le premier épisode de ce "space opera"... mais je veux bien prendre le risque (très limité) de porter un jugement sur l’ensemble de l’oeuvre, à laquelle Jean Pleyers n’a d’ailleurs jamais donné de suite.

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Une intrigue inutilement complexe et bien plus "fouillis" que "fouillée", des textes beaucoup, beaucoup trop longs et tout aussi inutiles, des dessins parfois enfantins (cf. le look incroyable des Gogs !), parfois incompréhensibles, des couleurs vives dont la juxtaposition s’avère insupportable... il n’y a vraiment rien de positif à retenir de la lecture plutôt pénible de cette BD d’un autre âge... et je ne parle pas ici de la date de sa première publication en 1984, à l’époque ou tant d’autres dessinateurs et scénaristes imaginaient déjà la SF d’aujourd’hui, mais plutôt des années 50 et 60, dans lesquelles on pouvait encore trouver dans les romans comme dans les BD cette SF naïve dont l’image a d’ailleurs hélas perduré pendant quelques décennies...

Le plus étonnant, c’est peut être de la retrouver chez un éditeur tel que Les Humanoïdes Associés, célèbre pour la qualité de son catalogue et le côté souvent avant-gardiste de ses publications. Je n’ai pas fait de recherche sur le sujet - à quoi bon ? Il y a prescription ! - mais ce Péril Extrazorien fait un peu penser à ces films sans âme parfois signés par d’excellents réalisataurs, tout simplement parce qu’ils étaient sous contrat avec un studio et lui "devaient" un film. Peut être Jean Pleyers était-il lui aussi redevable d’un ou deux albums pour le compte des Humanoïdes associés ? Mais dans tout les cas, ni eux ni lui ne sortent grandis de ces aventures spatiales aussi invraisemblables qu’hideuses !

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Commentaires  (fermé)

samedi 25 février 2012 à 20h48

Bonsoir
Je suis absolument d’accord avec le commentaire précédent. Ces 2 albums sont de pures merveilles d’évasion et de qualité. Il faut absolument les lire pour apporter une critique recevable. Je les avais lus avec les parutions dans le magazine Les Humanoïdes Associés et leur souvenir est resté impérissable, bien que diffus. Quand je suis tombé 20 ans après sur les albums de Jean P., ma joie de retrouver les histoires intégrales, cet univers et le trait du dessinateur était restée intacte malgré les années.
Bernard

Logo de gulzar joby
samedi 7 janvier 2012 à 07h17, par  gulzar joby

Vous pouvez aussi visiter le mini site de Jean Pleyers.
http://www.jeanpleyers.com/

Logo de gulzar joby
samedi 7 janvier 2012 à 07h16, par  gulzar joby

merci pour la chronique de ce duo d’albums que personnellement j’adore !
j’ai lu les deux tomes, tous deux du même niveau graphique.
alors, effectivement, le ton est décalé, puisque nous sommes face à une histoire des années 50 dessinée en 1984... ce décalage temporel bien réel ne m’a pas empêché de savourer un véritable chef d’oeuvre à mes yeux, parfois plus audacieux que E.P. Jacobs ! certains traits de l’histoire sont aussi très modernes.
voici ma chronique sur mon blog :
http://36quaidufutur.over-blog.com/...

Site web : 36, quai du Futur

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