Starship Troopers
Ecrit en 1959 par Robert Heinlein, le livre dont a ét tiré le film a été qualifié à l’époque de militariste, de fasciste, voire de raciste ... il y a de quoi rire quand on connaît l’auteur et le reste de son œuvre (notamment Révolte sur Lune et En Terre Etrangère).
Et bien entendu, ça n’a pas loupé : même résultat avec le film ! Paul Verhoeven s’est notamment fait traiter de pro-nazi, tout cela au prétexte que certains uniformes de nos héros portaient un insigne ressemblant à un double « S » ... comme StarShip !
La encore, quand on connaît un peu l’œuvre de Verhoeven, on se rend compte du ridicule d’un telle accusation, et on comprend que l’intention du réalisateur est bien au contraire de dénoncer les dérives et les extrémités auxquelles les politiques et les militaires sont conduits dans cette guerre contre les insectes. Malheureusement, les médiocres, les imbéciles et les jaloux ne ratant jamais une occasion de descendre en flammes un film américain (à gros budget qui plus est), la sortie de cet excellent film à l’humour décapant (et un peu provocateur, c’est vrai ...) a été un peu gâchée, et il n’a sans doute pas eu le succès qu’il méritait.
Dans l’avenir, et dans une société au système politique un peu bizarre (seules les personnes ayant effectué leur service militaire accèdent au rang de citoyen qui leur donne le droit de vote), quatre jeunes étudiants décident de se porter volontaires pour entrer dans l’armée, et combattre une civilisation d’insectes qui vient d’infliger récemment une lourde défaite aux terriens.
Le premier, star de l’équipe de foot, deviendra troufion de base dans l’infanterie (chair à canon, quoi) avant de gravir péniblement les échelons au fur et à mesure que ses officiers se feront dégommer ...
La seconde, petite amie du premier, est la plus douée en maths et elle finira donc capitaine d’un vaisseau spatial.
La troisème, amoureuse du premier, le suivra dans l’infanterie mais mourra au combat.
Le quatrième, un mutant doté de pouvoirs psy, deviendra officier supérieur dans les renseignements. C’est lui qui portera ce superbe inperméable en cuir avec ce joli petit insigne qui ont tant plu aux critiques ...
Au fur et à mesure que la guerre continue, nos quatre héros se séparent, se retrouvent (notamment le petit couple du footballeur et de la matheuse), et évoluent, pas toujours dans le bon sens d’ailleurs, surtout dans l’infanterie ...
Mon moment préféré : quand Rico reprend mot pour mot le discours de son officier mort, face à des nouvelles recrues visiblement pas encore complètement sorties de l’adolescence. On comprend alors l’effet dévastateur que la guerre a eu sur son Q.I., et on éprouve en même temps un peu de pitié pour ce jeune homme plutôt sympa au départ, et qui est devenu une machine à tuer et à faire tuer les autres. Toute l’absurdité de la guerre résumée en quelques mots et quelques secondes.
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