Extrait de Dédale Vers l’Empyrée -- Votre note ?


Extrait de Dédale Vers l’Empyrée

Cédric Desseaux
jeudi 6 mai 2010
par Didier Giraud
popularité : 19%

Résumé officiel (dernière de couverture) : Le Malaise foudroie sur Terre. Les survivants s’organisent comme ils le peuvent, se comptent dans l’angoisse sans savoir si demain les rassemblera encore. Epidémie de déprime, suicides, multiplication des internements psychiatriques... De toute façon, quand est survenu le "décembre noir", tout le monde a su qu’il était bien trop tard. Mais c’était sans compter sur l’Organisation, le pouvoir en place, qui déporte et expérimente : il fabrique l’homme de demain. Depuis une communauté d’insurgés s’organise une fuite éperdue. En rédemption, Vernon embarque Léa, Gianlucca et les mômes trafiqués, au péril de leurs vies, pour découvrir la vérité...

Durando s’approche et bredouille :
– Comment expliques-tu que le cadavre ait été investi si rapidement par toutes ces larves ?
– Le cycle naturel est tellement déréglé… plus d’oiseaux ou presque mais les insectes, s’ils semblent avoir été perturbés comme toutes les espèces depuis cinq ans, mutent plus vite qu’on ne l’aurait imaginé. Leur niveau d’appréhension de l’univers les aura…
Craquement écœurant alors que Vernon, la main dans les larves, s’intéresse de plus près au crâne s’étant aussitôt détaché du cou.
– … Préservés des pulsions autodestructrices induites par le Malaise. Et puis, pour expliquer le nombre de ces asticots… les cadavres manquent, dorénavant. Les mouches auront vite repéré le festin et s’y seront toutes rassemblées.
Grimace des deux témoins. La chair n’est plus que mêlasse fibreuse. L’instant devient plus pesant encore lorsque Durando se plie sans prévenir pour vomir.
Vernon n’insiste pas. Tous deux redescendent immédiatement.
Le Québécois est très pâle. S’il devait ouvrir la bouche, ce serait pour rendre, tout comme Alain. Celui-ci n’en finit d’ailleurs plus d’évacuer sa bile, contrit de remords et d’écœurement. Clémence et Gianlucca ne posent aucune question.
Une fois remis, l’ex-lieutenant s’affaire à vérifier la bonne disposition des équipements sur les uniformes de Vernon et Léa. Il s’installe ensuite dans la voiture, parfaitement ancré dans son rôle de grand traumatisé. Bandes et attelles pourraient manquer ; son visage est si blafard qu’il suffirait à assurer le bon ton de la mascarade.
Léa prend Vernon à part :
– Tu es soulagé ?
– Le cadavre existe bien, répond-il en serrant les dents.
– Qu’est-ce qui te fait douter ?
– Tout me semble faire partie d’un puzzle préalablement assemblé.
Léa pose un regard aimant sur celui, fuyant, de Vernon.
– Tu as toujours été parano comme ce soir ?
– J’ai toutes les bonnes raisons d’être parano…
Elle l’interrompt en posant sa main sur ses lèvres :
– Les paranoïaques ont toujours toutes les bonnes raisons de se méfier de tous et de tout. Tes histoires de mise en scène ne tiennent pas debout.
– Les gens maladivement optimistes sont toujours prêts à croire tout ce qui les arrange. Nous ne sommes finalement pas si différents…



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