La Trilogie Nikopol (La foire Aux Immortels - La Femme Piège - Froid Equateur) -- Votre note ?
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La Trilogie Nikopol (La foire Aux Immortels - La Femme Piège - Froid Equateur)

Enki Bilal
mardi 12 octobre 2010
par Didier Giraud
popularité : 6%

En 2023, alors que Paris est sous la coupe d’un régime dictatorial, des dieux extra-terrestres à corps humains et à têtes d’animaux arrivent sur terre à bord d’un vaisseau en forme de pyramide. Leurs noms : Horus, Anubis, Toth ... Au même moment, une capsule spatiale revient sur terre. A son bord, un être humain congelé 30 ans auparavant, dont le corps va servir d’hôte au terrible Horus ...

Le principal défaut de cette trilogie est sans doute d’avoir été écrite (et dessinée) à 12 ans d’intervalle. Chacun des trois volumes se lit avec plaisir et intérêt, mais la lecture des trois d’affilée met en évidence un certain nombre d’incohérences.

Incohérences dans la forme, tout d’abord. En 12 ans, le style d’un dessinateur évolue et c’est particulièrement frappant entre La Foire Aux Immortels et La Femme Piège. Le premier, avec des planches très denses et très fouillées, était très "SF" et donnait un sentiment de claustrophobie. Avec des planches plus aérées mais aussi plus sombres, on s’éloigne parfois de l’univers de la SF pour se rapprocher d’une ambiance de "roman" noir.

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Nikopol et Horus

Incohérences dans le fond, également. Il y avait dans La Foire Aux Immortels une forte connotation politique (ce qui est souvent le cas avec Bilal), qu’on ne retrouve pas du tout dans La Femme Piège, puis présente à nouveau dans Froid Equateur, qui bascule à nouveau vers la SF pure et tente de boucler la boucle (temporelle) du scénario.

Incohérences, enfin, dans le genre et les orientations des 3 albums. ON passe de l’ironie et de l’humour dans le premier à une certaine gravité dans le second, pour basculer dans un certain délire façon "fumage de moquette" dans le dernier volet. Il faudra en effet qu’on m’explique d’où sortent et ce que viennent faire ces créatures animales qui peuplent apparemment certaines zones de notre planète...

Attention quand même : il ne s’agit pas ici de dénigrer cette trilogie qui, si on y réfléchit deux secondes, a peut être marqué l’histoire de la SF ... au delà de l’influence en France de cette BD, on peut en effet se demander si Romand Emmerich ne s’en serait pas inspiré pour le scénario de Stargate !

Simplement, on regrettera que Bilal n’ait pas fait preuve de davantage de suite dans les idées pour faire de ces trois albums une véritable trilogie, plutôt qu’une juxtaposition d’intrigues dont on sent qu’il a péniblement tenté de faire un tout, tant bien que mal ...

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Le femme aux cheveux bleus

Mais au delà de cette analyse peut être un peu facile presque 20 ans après la publication du dernier volet de cette saga qui n’a d’ailleurs pas pris une ride, restent les dessins de Bilal, magiques, qui justifient à eux seuls la lecture de ces trois albums !

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