Lanfeust des Etoiles - Un, Deux, Troy - Les Tours de Meirrion - Les Sables d’Abraxar -- Votre note ?
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Lanfeust des Etoiles - Un, Deux, Troy - Les Tours de Meirrion - Les Sables d’Abraxar

Arleston - Tarquin
dimanche 19 décembre 2010
par Didier Giraud
popularité : 29%

Les pouvoirs de Lanfeust, tous comme ceux de Thanos d’ailleurs, n’étaient pas le fruit du hasard, mais d’une expérience menée par les Princes-Marchands de Meirrion, qui déposèrent sur Troy il y a plusieurs générations des colons possédant des pouvoirs psy. Grâce au Magohamoth, cet étrange animal vivant sur Troy, ils espéraient voir apparaître de génération en génération des individus de plus en plus puissants. L’objectif ayant peut être été atteint avec Lanfeust et Thanos, les princes-marchand envoie la charmante Glace, une de leurs agents, récupérer les deux rivaux pour les amener sur Meirrion et tester leurs pouvoirs. Car ils vont avoir besoin d’eux dans leur lutte contre les Dolphantes, cette autre civilisation galactique qu’ils considèrent comme une menace... Mais évidemment, Lanfeust ne sera pas seul car ses amis , Hébus le Troll, la belle Cixi et le bizarre Swiip embarquent avec lui !

Ce qui frappe lorsqu’on découvre l’univers de Lanfeust avec ce second cycle (ce qui est mon cas), c’est l’humour, qui se manifeste à chaque planche. Humour des situations, des dialogues, des récitatifs ("A un gros tas d’années lumière de là, sur Troy, personne ne se doute vraiment de l’immensité de l’univers... ou alors pas à jeun, en tout cas"), des idées (avec des trouvailles telles que les blongos, ces créatures qui sous l’effet de la peur secrètent un gaz extrêmement léger et s’envolent !), des dessins...

On se dit alors qu’il n’y pas que l’humour qui est excellent et que le dessin l’est tout autant. Moderne tout en restant relativement traditionnel, délirant par moments, très coloré (il faut féliciter Claude Guth, le coloriste, même s’il n’est pas crédité en première de couverture car on se rend compte avec lui que c’est un métier à part entière !).

Quant à Tarquin, il démontre avec ce cycle qu’il est tout aussi à l’aise dans l’univers de la Fantasy que dans celui de la SF, ce qui n’est pas un mince exploit. Certes on trouve dans l’espace autant de créatures bizarres, parfois amusantes et parfois mortellement dangereuse, qu’à la surface de Troy. Mais les virées de Lanfeust dans l’espace et les combats entre vaisseaux sont tout aussi crédibles que les combats utilisant des armes plus archaïques sur Troy. Et les scénarios d’Arleston sont loin d’être prévisibles et riches en rebondissements ...

C’est alors qu’on comprend qu’on est face à une BD qui est déjà un grand classique, l’équivalent pour les années 90 et 2000 de ce qu’étaient Astérix ou Lucky Luke dans les années 60 et 70 ... et bien entendu, l’équivalent de la saga de Valerian et Laureline.

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C’est vrai que Lanfeust est davantage le reflet de notre époque que les BD créées par Morris, Goscynny et Uderzo. Les références (nombreuses) sont davantages à chercher du côté de la SF que dans l’univers des westerns ou celui de la rome antique ! C’est ainsi par exemple que Lanfeust se fait piquer par une Dark Moule, qui a pour effet de couvrir son corps de taches rouges et noires (en référence à l’apprenti Sith de Palpatine dans Star Wars La Menace Fantôme) ; c’est ainsi également que ses pouvoirs peuvent être inhibés par une "Crypte Tonique", comme ceux de Superman par la kryptonite !

Par ailleurs, Lanfeust est une saga indéniablement plus violente que celle de nos amis gaulois en dépit de leurs incessantes batailles et même de celle de l’homme qui tire plus vite que son ombre. Il y a du sang dans Lanfeust et parfois pas qu’un peu ! Comme quand Lanfeust dit à Hébus "Et arrête de manger des gens qu’on connaît ! C’était son mari, ça ne se fait pas !". Il y a aussi parfois aussi une petite touche d’érotisme, mais Cixi n’est guère plus dévêtue que Laureline...

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Pourtant, à bien y réfléchir, on se rend compte que Lanfeust a bien plus de points communs avec Astérix qu’avec Valerian. Il y a évidemment Hébus, son Obélix à lui (aussi fort et tout aussi limité intellectuellement) et même Swiip qu’on pourrait comparer à Idéfix ! Mais il y a surtout d’iincessants jeux de mots qui rappellent irrésistiblement ceux de Goscinny, notamment sur les noms des personnages. Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je terminerai cet article en vous donnant les noms des 13 princes marchands :

- le prince Delhuu
- la princesse Elpheu
- le prince Porho
- le prince Andhière
- le prince Khonzor
- le prince Lehpty
- le prince Deghall
- le prince Hevant (pour les fans de Terry Pratchett ...)
- le prince Demonhaq
- le prince Rainghey (pour les plus âgés des lecteurs...)
- le prince Ladhal
- le prince Cenrhyr
- et ma préférée, la princesse Ophredla !



Commentaires  (fermé)

lundi 20 décembre 2010 à 18h34

Ils ont oublié le Prince Monseigneur !!!! MAis si, pour les bricoleurs...

bon Ok je sors ; ;-)

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