Tarantula
Le professeur Deemer est animé par les meilleures intentions du monde : il cherche à trouver une solution aux problèmes que risque de poser dans l’avenir l’alimentation d’une population mondiale en forte expansion. L’aliment qu’il a créé fonctionne sur les animaux, mais avec quelques effets secondaires plutôt ennuyeux, les animaux ainsi nourris atteignant plusieurs fois leur taille normale ! Et lorsque son assistant décide tester la formule sur lui-même, le résultat est catastrophique : atteint d’acromégalie, il devient fou et déclenche un incendie dans le laboratoire de Deemer. Tous les cobayes brûlent... sauf une tarentule qui parvient à s’échapper. Alors que Deemer est à son tour atteint par les symptomes de l’acromégalie, l’araignée continue à grandir et commence à s’attaquer au bétail et aux humains. Le docteur Hastings, qui fait la cour à la charmante assistante de Deemer, va mener l’enquête ...
Jack Arnold, à l’époque célèbre réalisateurs qui venait d’enchainer Le Météore De La Nuit et L’Etrange Créature du Lac Noir (juste avant de continuer avec son chef d’oeuvre, L’Homme Qui Rétrécit*), a su bien s’entourer pour ce film. Les scénaristes ont fait du bon travail, en s’inspirant librement semble-t-il d’une nouvelle de Ray Bradbury, pour produire une intrigue qui maintient le specteur en haleine (en tout le spectateur des années 50...) jusqu’à la fin. Le casting est également bien vu**, avec Leo G. Carroll (l’inoubliable Alexander Waverly dans la série Des Agents Très Spéciaux) dans le rôle du professeur Deemer et John Agar, qui deviendra une figure célèbres des séries B (voire Z) de SF et d’horreur dans les années suivantes, spécialisé dans les rôles de scientifique).
Le film n’abuse pas des scènes "horrifiques" (tout en relatif) et préfère se concentrer sur le déroulement d’un scénario qui mènera inéluctablement le héros à découvrir l’horrible vérité (que le spectateur, lui, connaît évidemment depuis le début) ! Les effets spéciaux et maquillages sont tout à fait réussis et le film s’impose comme un digne successeur du fameux Des Monstres Attaquent La Ville, sorti l’année précédente. Il s’en démarque même assez intelligemment et pour une fois, il n’est question dans ce film de mutations dues à des explosions nucléaires (c’était la mode à l’époque), mais à des expériences conduites pour le plus grand bien de l’humanité...
Evidemment, le spectateur d’aujourd’hui aura du mal à éprouver le moindre frisson (même les arachnophobes !) à la vue de cette araignée presque trop géante , surtout à la fin du film, pour faire peur ! Mais le charme de ces vieux films en noir et blanc, avec leur musique d’ambiance surannée, leurs dialogues quelque peu longuets et leurs personnages stéréotypés (le scientifique, l’assistante, le médecin...) vaut bien d’ y consacrer 81 minutes !
* Dans lequel on retrouve une araignée normale... mais géante par rapport à la taille du héros, réduite à quelques centimètres !
** A noter, la très courte apparition de Clint Eastwood en pilote d’un avion de chasse, à la fin du film.
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