Hodock -- Votre note ?


Hodock

DAF
vendredi 27 août 2010
par Didier Giraud
popularité : 12%

Difficile de ne pas comparer Hodock à Harry Potter ou à Tara Duncan. Car ces deux héros et héroïne, qui sont aussi deux poids lourds de l’édition, ont en commun d’avoir des pouvoirs magiques, ce qui est également le cas d’Alycia Thomson, le personnage principal d’Hodock. Mais la ressemblance s’arrête là. Hodock n’est en aucun cas une copie d’une de ces deux références. Il s’agit, pour l’instant du moins, d’un roman unique et non d’une saga. Malheureusement, on peut parier que DAF restera loin des scores réalisés par J.K. Rowling et Sophie Audouin-Mamikonian. Et pourtant ...

Alycia est une jeune fille un peu sauvage, un peu garçon manqué. Alors que son père part travailler en mission à l’étranger, il la confie à ses tantes. Là, des phénomènes de plus en plus étranges vont se produire, jusqu’à ce qu’Alicia découvre l’incroyable vérité (et là, pour ceux qui souhaiteraient faire durer le suspense, mieux vaut ne pas lire la suite et reprendre deux paragraphes plus bas)...

Car Alycia, comme ses tantes et son père d’ailleurs, n’est pas originaire de la terre, mais de Mysteria, une sorte de monde parallèle au notre dont tous les habitants sont dotés, à des degrés divers, de pouvoirs que les terriens qualifieraient de magique.

Mais ce n’est pas tout. Car Alycia est dotée de pouvoirs particulièrement puissants, que sa nature la pousse à utiliser pour faire le bien. Malheureusement pour elle, sur Mysteria, toute force a son contraire et la voilà condamnée à rester sur ses gardes, sachant que tôt ou tard, un mysterien maléfique tout aussi puissant qu’elle cherchera à se débarrasser d’elle...

Bien construit, d’une lecture agréable -pour ne pas dire passionnante par moments, bourré d’idées originales et plaisantes, avec une magie à de nombreux égards plus cohérente et structurée que celle d’Harry Potter ou de Tara Duncan, Hodock a tout pour satisfaire un lectorat d’adolescents ... mais pas seulement.

Bien sur, sur les 576 pages du roman, un certain nombre sont consacrées à des intrigues amoureuses de préados, avec des dialogues à l’avenant et les clichés habituels du genre, entre les jeunes filles superficielles n’ayant comme sujet de conversation que le maquillage et les fringues et les jeunes garçons obsédés par le skate et le baseball... Même si cela ne nuit pas à l’intérêt du roman, c’est parfois un peu long, du fait du nombre de personnages qui entourent Alycia : son meilleur ami, la petite amie et le meilleur ami de celui-ci, ses deux meilleures amies et leurs petits amis, son propre petit ami... ça fait du monde ! C’est d’ailleurs ce qui me laisse penser que DAF serait de sexe féminin (je précise au passage qu’il est inutile de me laisser des messages assassins pour m’accuser de sexisme)...

On pourrait aussi reprocher au roman de DAF d’être imprégné de culture anglo-saxonne. Toutes ces adolescentes qui tournent autour des jeunes skaters et base-ballers... Par moment, on a l’impression de se retrouver en pleine première saison de Smallville !

Il n’en est pas moins vrai que le style est agréable, plein d’humour, que DAF parvient à faire durer le suspense pendant une première partie où on se demande bien où il/elle veut en venir et qu’on dévore la suite en se demandant avec une certaine impatience , à 50 pages de la fin : mais quand est-ce que l’affrontement entre Alicia et son ennemi va avoir lieu ? A tel qu’on finit par se demander s’il aura lieu ... on ne sait jamais, dès fois qu’une suite serait prévue ! Mais non, l’affrontement final a bien lieu et il nous réserve son lot de surprises, certaines qu’on avait pressentiels, mais d’autres pas et on n’est pas déçu par la fin du roman.

On ressort donc de la lecture de Hodock avec le sourire et une agréable impression de fraîcheur, mais aussi avec une certaine frustration à l’idée qu’on ne retrouvera peut être plus jamais Mysteria et Alicia, ce qui serait dommage...ainsi qu’avec une admiration légèrement teintée de jalousie à l’idée qu’un tel roman ait pu être écrit par l’auteur entre 15 et 20 ans. Etre doué à ce point pour l’écriture, c’est presque scandaleux !

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Commentaires  (fermé)

vendredi 27 août 2010 à 18h42

Ouais, c’est ça, rigolez ... vous vous moquerez moins quand vous verrez la nouvelle version du site de la mort qui tue qui déchire grave !

vendredi 27 août 2010 à 18h34

Didier est toujours parmi nous : ALLEZ LOUIA MES FRERES !!!!!!!!!! ;-)
(faut bien taquiner un peu le taulier comme dit le Doc... ;-))

Logo de Didier Giraud
vendredi 27 août 2010 à 17h20, par  Didier Giraud

Oui, ça m’arrive encore ! Je n’arrive pas à me défaire de cette mauvaise habitude :)

Logo de dr frankNfurter
vendredi 27 août 2010 à 16h50, par  dr frankNfurter

Ouah ! Un nouvel article du taulier ! ;-)

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