Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare T1 & T2 - Rencontre - Action -- Votre note ?


Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare T1 & T2 - Rencontre - Action

Hiroshi Takashige
vendredi 20 novembre 2015
par Didier GIRAUD
popularité : 6%

Hakura, 12 ans, possède un don unique : elle est capable de prédire l’avenir. Malheureusement pour elle, ce don intéresse au plus haut point une organisation de yakusas, qui l’enlèvent... jusqu’à ce que leur chemin croise celui de Mamoru. Sachant qu’il celui qu’elle attendait, Hakura s’échappe et passe avec lui un étrange pacte, pour qu’il la protège jusqu’à ce que la mort les sépare. Mais Mamoru n’est pas un jeune homme ordinaire. Il est aveugle mais expert en arts martiaux. Doté de lunettes qui lui permettent de voir différemment, il travaille pour Elements Network, une organisation créée et financée par des victimes pour faire ce que la police ne parvient pas à faire. Au cours d’une mission, Hakura et Mamoru vont croiser la route d’une organisation, The Wall, avec laquelle ils vont faire alliance pour lutter contre de redoutables terroristes décidés à s’emparer des plus importants secrets industriels des grandes entreprises japonaises, notamment une certaine biopuce...

Voilà un manga surprenant ! S’il ne fallait pas le lire en partant de la fin et de droite à gauche, on pourrait presque croire qu’on a affaire à un comics...

Visuellement, même si on retrouve les codes du manga (en particulier avec le personnage d’Haruka, dessinée un peu comme la Candy du vieil animé éponyme), le style de "double-S" (le surnom que se donne l’auteur) est inhabituellement travaillé et sophistiqué, là où trop de mangakas se contentent souvent de dessins assez sommaires, réalisés à la va-vite... Les décors sont réalistes, avec parfois même des éléments ultra-réalistes ; les visages sont expressifs, les scènes d’action hyper-dynamiques et chaque dessin semble cadré comme ce serait le cas dans un film.

On a d’ailleurs souvent l’impression qu’il ne faudrait pas modifier grand chose pour adapter le manga à l’écran, tant le style de double-S est cinématographique ! Alors évidemment, on peut s’empêcher de penser à des films, à la lecture de Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare. On pense à Matrix (pour les lunettes, mais aussi la façon dont Mamoru se protège des balles...), on pense un film comme Johnny Mnemonic pour le côté très cyberpunk, on pense aussi à l’univers d’un jeu vidéo comme Deus Ex... et on ne pense pas à un manga, tant double-S semble imprégné par la culture américaine ! Et le choix de désigner les agents de The Wall par les lettres de l’alphabet radio international (à forte consonnance anglo-saxonne) nous fait un peu plus oublier l’origine japonaise de l’auteur...

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L’amateur de SF ne sera pas déçu, entre le don étrange d’Hakura et les technologies de pointe utilisées par les héros (et leurs ennemis), qu’il s’agisse de bio-puces ou de clonage... Il retrouvera avec les lunettes de Mamoru une forme de vision finalement assez proche de celle du super-héros aveugle des comics Marvel, Daredevil. Et il sera fasciné par le sabre à la lame mono-moléculaire capable de trancher dans n’importe quelle matière que Mamoru manie avec une habileté diabolique.

Pour ce qui est du scénario, ces deux premiers tomes ne présentent aucune faiblesse, aucune lenteur. Les personnages sont bien typés, Mamoru dans le rôle du guerrier solitaire et marginal, son partenaire qui est un parfait geek, Sierra l’équipière modèle qui se préoccupe toujours des autres, Alpha le chef du commando, toujours sérieux et toujours au travail... L’intrigue est plutôt riche, voire complexe, mais bien construite et donc facilement compréhensible. Et chaque tome apporte son lot de nouveautés (comme le personnage du policier dans le deuxième, dont on devine qu’il jouera un rôle important par la suite) et de surpises (dont celle, énorme, de la fin du deuxième).

Voilà donc un manga qui démarre sur les chapeaux de roues et qui place d’entrée de jeu la barre très haut ! Et cerise sur le gâteau pour ce manga pas tout à fait comme les autres, l’auteur ne manque pas d’humour, comme il le démontre dans les quelques pages "bonus" dans lesquelles il s’adresse directement au lecteur, pour lui faire partager ses états d’âme de mangaka avec des dessins au style très enfantin. Sympa et original !

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L’idée d’une organisation secrète cherchant à faire régner la justice aurait facilement pu sombrer dans des travers nauséabonds... mais vous verrez que double-S évite habilement cet écueuil !



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