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Bloodrayne

Uwe Boll
mardi 24 février 2009
par dr frankNfurter
popularité : 10%

Une chasseuse de vampires qui aurait une dent contre son géniteur le tout réalisé par Uwe Boll, metteur en scène ayant déjà montré son savoir-faire en matière d’adaptation de jeux vidéos : House of the Dead (2003) ou Alone in the Dark (2005)... aurez-vous le courage ?

bande annonce IMG/flv/Bloodrayne.flv

N’étant pas un spécialiste en matière de gameplay (tout du moins récemment...), j’avoue que le jeu vidéo Bloodrayne dont est tiré ce long métrage m’est totalement inconnu. Etant donné la source, les scénarios de film provenant d’un jeu vidéo n’étant pas réputés pour leur qualité, on pourrait dès lors émettre tout de suite quelques réserves. Il n’empêche que Bloodrayne étant avant tout dans le meilleur des cas un film de genre, nous n’attendions pas non plus une complexité ou une intrigue échevelée, on ira même jusqu’à prononcer que certes l’histoire est basique mais qu’en matière de chasse aux vampires, nous avons connu pire

En Roumanie au 18ème siècle, nous suivons l’histoire de la jeune Rayne qui a la particularité d’être à la fois mi-femme mi-vampire (soit une dhampir si l’on en croit les milieux érudits qui ont planché sur la question), suite au viol de sa génitrice par un croqueur de jugulaire et buveur de sang de son état prénommé Kagan (Blade vous avez dit Blade ?). Après avoir goûtée pendant un certain temps les joies de l’exhibitionnisme dans le milieu du cirque, notre héroïne s’échappe et décide de s’occuper de la question vampire (qu’on pourrait résumer par boire le sang des vampires et ainsi à la fois étancher sa soif de dhampir et par conséquent exterminer ces nuisibles créatures...). Parallèlement à cette quête, deux chasseurs de vampires appartenant à la société secrète, la Brimstone Society, suivent les pas de la demoiselle et s’allient avec elle pour empêcher Kagan d’obtenir les trois reliques légendaires qui permettraient aux vampires de dominer la Terre.

Pour l’instant vous avouerez que l’histoire colle assez avec le cahier des charges de toute bonne série B fantastique, l’originalité en moins donc. Mais vous pouvez compter sur la patte d’Uwe Boll pour plomber ce qui pouvait encore l’être, car la signature Boll reste garante d’un... savoir-faire particulier ? Premier point, et non des moindre, la capacité d’Uwe Boll a obtenir un casting hétérogène, comprenant des acteurs perdus pour la cause depuis pas mal de temps ou en devenir et des acteurs venant tout simplement cachetonner pour la forme (appelés pudiquement des guests de "luxe").

Dans la première catégorie, Bloodrayne tient le haut du panier grâce à la performance tout en mollesse de Michael Madsen, l’oeil vitreux et fatigué, la bouche pâteuse, bref un Madsen tout juste bon à jouer les Robert Mitchum du pauvre, où je traine ma gueule de bois sur les plateaux... le talent d’acteur en moins.

Dans la catégorie en devenir, on appréciera aussi le jeu tout en nuance de Michelle Rodriguez... plus crédible en zonarde qu’en jeune aristocrate (notez qu’elle se sent aussi concernée par son rôle que Madsen, ceci expliquant cela...). Et puis dans ton bon film qui se respecte, il nous faut un couple de "jeunes" premiers, joués par les sémillants Kristanna Loken (Rayne) et Matthew Davis, qui à défaut de manquer de motivations comme leurs précédents collègues, voire se démener comme l’ancienne interprète du cyborg dans Terminator 3, sont totalement à côté de la plaque. Avec quand même, une mention spéciale pour LA pseudo scène de sexe... aussi émoustillante qu’une tranche de foie de veau mais au quotient nanar non négligeable (ceci a au moins le mérite de combler un moment notre frustration somme toute légitime...).

Pour finir avec ce casting de haute volée, comme je l’écrivais plus haut, Bloodrayne compte aussi nombre d’acteurs venus cachetonner sans vergogne, du goguenard tel Meat Loaf, aux acteurs de prestige tels Géraldine Chaplin en diseuse de bonne aventure ou Ben Kingsley (Kagan) jusqu’aux jemenfoutistes de première catégorie : un Udo Kier toujours dans les bons plans, un Billy Zane attendant son chèque ou un Michael Paré qui décidément se donne beaucoup de mal pour obtenir une très belle filmographie nanarde.

Alors un casting inspiré c’est bien, mais si le reste de la mise en scène est à l’avenant... Bref, n’en rajoutez plus ! Et notre Uwe Boll se démène comme un beau diable, une musique toute droite sortie d’un PC, une mise en scène sans subtilité mais délicieusement brouillonne. Finalement, Uwe est-il le digne héritier d’Ed Wood ? Assurément non, Bloodrayne flirte plus du côté de la plante potagère que du mauvais film sympathique et est finalement sauvé par ses acteurs. En conclusion, vivement le film Castlevania que devrait réaliser monsieur Paul W.S. Anderson (enfin fut un temps, c’était prévu, on croise les doigts... et on se pince le nez) !

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