
D’abord, il faut se replacer dans le contexte des années soixante... et ensuite, se dire que le créateur de la série, Gene Roddenberry a imaginé un avenir où notre planète, ainsi que d’autres, seraient unies sous un même gouvernement ; qu’il n’y aurait pas d’armée au sens où nous l’entendons, mais plutôt un mélange de police, de samu, et de corps diplomatique chargé de silloner la galaxie pour faire respecter les lois de la Fédération, apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin, et poursuivre l’exploration de l’espace ; que toute forme de racisme ou d’intolérance aurait disparu (il y a entre autres dans l’équipage un extra-terrestre, une africaine, un japonais, un russe et un écossais) ; que la notion même d’argent aurait disparu ; que cette puissante Fédération appliquerait scrupuleusement un principe de non-ingérence avec les civilisation qu’elle rencontre ; que la non-violence serait la règle, et le recours à la violence l’exception ...
Vous vous dites sans doute qu’il n’y a pas là de quoi faire de l’audimat, comme on dirait aujourd’hui ... et effectivement, Roddenberry a eu du mal à faire accepter aux producteurs d’aller plus loin que le pilote de la série ! Et il a d’aileurs du faire des concessions. Mais il a réussi... et s’il a fallu attendre plusieurs années après la fin de la 3ème saison pour que la série reçoive enfin la reconnaissance qu’elle méritait, son succès depuis ne s’est jamais démenti et les épisodes des équipages (et séries) suivant(e)s se comptent aujourd’hui par centaines.
Et 35 ans après, Star Trek est toujours vivant !