La Machine à Explorer l’Espace (The Space Machine) -- Votre note ?


La Machine à Explorer l’Espace (The Space Machine)

Christopher Priest
lundi 23 mars 2009
par Didier Giraud
popularité : 17%

H.G. Wells fut l’auteur, entre autres (et il y en a beaucoup d’autres ...), de La Guerre des Mondes, des Premiers Hommes sur la Lune et La Machine à Explorer le Temps. Mais jamais il ne nous révéla ce qui s’était passé sur Mars pour que ses habitants se décident à tenter de conquérir la Terre... Christopher Priest nous présente ici sa version de l’histoire, en réalisant une sorte de fusion de ces trois romans. Un petit exploit littéraire... hélas pas nécessairement passionnant pour les lecteurs !

Le titre complet du roman en version anglaise était "The Space Machine : A Scientific Romance". Et le fait est que le roman démarre avec les prémisses d’une belle histoire d’amour à l’ancienne, dans laquelle on retrouve avec nostalgie le charme de l’angleterre victorienne. A l’époque, un représentant de commerce passant sa nuit à l’hôtel (même en tout bien tout honneur) avec une femme risquait de se faire expulser ... et c’est précisément ce qui arrive à Edward Turnbull, héros du roman, lorsqu’il rencontre la jeune et séduisante Amélia.

Quel rapport avec Wells et la guerre des mondes ? Il se trouve qu’Amélia est l’assistante du génial inventeur William Reynolds ... membre du même club que H.G. Wells ! C’est lui, et non pas Wells (même si on apprend que ce dernier l’a aidé...) qui a conçu la machine à explorer le temps. Malheureusement, lorsqu’Amélia en fait une démonstration à son amoureux, une fausse manoeuvre transforme l’appareil en ... machine à explorer l’espace ! Et c’est ainsi qu’ils se retrouvent tous deux sur Mars, où ils vont passer de longs mois, découvrir l’étonnante société martienne et l’horrible vérité sur ceux qui sont devenus les maîtres de la planète rouge et projètent d’envahir la Terre ...

Après avoir lancé sur Mars un mouvement de révolte contre le pouvoir en place, ils retournent sur Terre comme passagers clandestins de la flotte d’invasion martienne, qu’il vont tenter de stopper, sans résultat hélas. C’est alors qu’ils rencontrent un certain Wells, qui va les aider à reconstruire la machine à explorer l’espace, seul moyen de lutter efficacement contre les martiens et leurs fameux tripodes.

La première partie du roman est fidèle à son titre, et la romance entre Edward et Amélia est assez plaisante, d’autant plus qu’elle est écrite sur un ton assez léger et humoristique, rappelant celui des Premiers Hommessur la Lune. Malheureusement, tout semble ensuite acquis et plus aucune rebondissement ne vient perturber leur histoire d’amour dans la seconde partie du roman. Au même moment, l’action devient assez répétitive, avec la description de la guerre civile sur Mars, puis de la guerre des mondes sur Terre ... avec une écriture alourdie par de nombreux détails techniques qui n’apportent pas grand chose au récit.

Pour être tout à fait clair, après ce début très encourageant et original, on baille un peu ... et on se dit que le roman aurait gagné en intensité dramatique s’il avait été diminué d’une bonne cinquantaine de pages.

Certes, la découverte de la vie sur Mars n’est pas inintéressante... mais entre la nostalgie et le charme un peu désuet de la SF du siècle avant-dernier d’une part et d’autre part la ringardise d’une SF qui tente de nous impressionner à coups de "rayons de chaleur" et de véhicules spatiaux lancés par de gigantesques canons, il n’y a qu’un pas ... qu’on est parfois tenté de franchir à la lecture de ce roman !

La Machine à Explorer l’Espace est donc une curiosité ... à réserver aux fans des oeuvres de Jules Vernes et de H.G. Wells, qui retrouveront le ton et l’ambiance si caractéristiques de cette époque. Pour les autres ... il est vivement conseillé de se rabattre sur d’autres romans de Christopher Priest, plus modernes !



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