Birdbox -- Votre note ?


Birdbox

Suzanne Bier
samedi 12 octobre 2019
par Didier GIRAUD
popularité : 7%

Un phénomène mystérieux se propage dans le monde entier, comme une épidémie, se manifestant par des suicides en masse. Il semble que des créatures étranges, venues d’on ne sait où, provoquent des visions chez ceux qui les voient, horribles au point de les rendre fous et de les pousser à se donner la mort. Alors que le chaos se répand, un petit groupe trouve refuge dans un maison, où ils se barricadent. Mais il leur faut bien sortir, ne serait-ce que pour se ravitailler... Peu à peu, le groupe s’amenuise, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une femme, Malorie, accompagnée de deux enfants. Convaincue qu’il existe une communauté de survivants, elle décide de se lancer dans un long périple, les yeux bandés pour éviter de tomber dans la folie...

S’il fallait une preuve de l’influence, de la puissance de Netflix, il suffirait de regarder le casting de ce film destiné non pas au cinéma, ni même à la télévision, mais plutôt aux tout petis écrans des tablettes et smartphones... Pourtant, on y retrouve Sandra Bullock (Demolition Man, Gravity), une des actrices les plus "bankable" du moment et le très réputé John Malkovich (3 Golden Globes, 2 Oscars, tout de même), sans parler de Rosa Salazar (vue récemment dans la série American Horror Story, dans la saga du Labyrinthe et dans Alita : Battle Angel). Que du bon, donc, voire du très bon avec un John Malkovich à la hauteur de sa réputation dans un rôle de vieux râleur alcoolique, égocentrique et amateur d’arme à feu...

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Birdbox n’est pourtant qu’un film d’horreur. Mais il a la chance d’être doté d’un scénario peu ordinaire, né d’une idée assez géniale, du genre qu’on ne trouve qu’une fois tous les 10 ans. Universal Pictures avait d’ailleurs bien senti le coup en achetant les droits cinématographiques du roman de Josh Malerman avant même sa publication ! En fait, le thème a rarement été exploité dans la SF*, à part avec La Révolte des Triffides, un vieux film de 1962 insipiré d’un roman encore plus vieux (Le Jour Des Triffides, 1951) de John Wyndham, dans lequel l’humanité devenue aveugle devait faire face à une invasion de plantes intelligentes et mortelles.

Toutefois une idée, aussi géniale soit-elle, ne suffit pas à faire un bon film, encore faut-il que la réalisation soit à la hauteur... Et bonne nouvelle, c’est le cas.

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La réalisatrice Suzanne Bier, connue et reconnue, mais novice dans le domaine de l’étrange, a choisi un parti pris plutôt osé : celui de ne rien montrer ou presque. Inutile d’espérer avoir un aperçu des visions cauchemardesques qui provoquent la folie et les suicides... Inutile même d’espérer apercevoir les créatures, démoniaques ou venues de l’espace (on ne saura jamais vraiment, même si certaines images pourraient faire pencher la balance en faveur de la deuxième hypothèse). Elle a même choisi de ne pas faire jouer le suspense pour savoir qui allait ou non survivre, puisque le découpage chronologique du film, nous montrant Malorie et les deux enfants, nous fait clairement comprendre que les autres ne s’en sont pas sortis (la question étant de savoir comment ils y sont passés).

Mais le choix de ne rien montrer est parfaitement justifié et même particulièrement judicieux car ici l’horreur vient précisément, non pas de ce quon voit, mais de ce qu’on ne voit pas ! Ce qui est bien normal au regard de la situation, puisque les héros, qui ne peuvent aller à l’extérieur que les yeux bandés, ne voient rien non plus. Et ainsi, l’imagination du spectateur fonctionne à 200%... et le suspense est d’autant plus fort que le scénario joue sur la corde sensible avec, parmi les principaux personnages, deux jeunes enfants, encore plus tentés de retirer leurs bandeaux qui lesd adultes qui les entourent.

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Cerise sur le gâteau, la fin nous réserve même une petite surprise assez bien vue (quoi que finalement très logique) avec la découverte des survivants reecherchés par Malorie et les deux enfants. Les plus rationnels regretteront sans doute l’absence quansi totale d’explications, et une fin qui est donc loin d’en être une... Ou alors, il faut revoir le film et essayer de traquer le moindre indice...Mais dans un monde où on essaie presque toujours de tout expliquer (parfois assez péniblement d’ailleurs), un scénario qui laisse planer le doute et qui laisse libre cours à l’interprétation peut aussi avoir son charme.

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* Blindness, excellent film post-apocalyptique, traitait également la question d’une population devenue aveugle, mais sans menace particulière (mis à part le comportement de certains individus)...



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