A la Conquête de Kiber -- Votre note ?
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A la Conquête de Kiber

Alfred E. Van Vogt
lundi 9 mars 2009
par Didier Giraud
popularité : 5%

Paul Craig n’est pas vraiment un méchant garçon ... mais il est un peu irresponsable et légèrement dérangé. Il fuit la compagnie des femmes (sans être pour autant homosexuel) et passe son temps libre, c’est à dire la quasi-totalité de ses journées et de ses nuits, à s’alcooliser. Il faut dire qu’il a hérité d’un parent une assez jolie fortune, qui lui permet de se reposer sur des collaborateurs qu’il traite avec pas mal de mépris. Jusqu’au jour où ...

Jusqu’au jour où il se réveille kidnappé, à bord d’un vaisseau spatial et doté de branchies !

Commence alors une aventure des plus délirantes. Car il apprend qu’il est en route pour Kiber, une planète aquatique dont il est censé éliminer le roi actuel pour prendre sa place. Pour cela, celui qui l’a enlevé va lui concocter un programme d’entraînement afin qu’il apprenne à affronter différentes races extra-terrestres, qui ont chacune leurs points forts et leurs techniques particulières.

Paul a, heureusement, une intelligence très au dessus de la moyenne. Et son passé de poivrot lui a donné de nombreuses occasion d’apprendre à se battre. Mais cela sera-t-il suffisant ? Et quand bien même ... tout cela est-il bien réel, ou s’agit-il d’hallucinatuions et de delirium tremens ?

Etonnant roman... qui se déroule, comme souvent avec Van Vogt, à 300 à l’heure. On a à peine le temps de décoller pour Kiber qu’on est de retour sur Terre, avant de repartir ...

Il y a du Philip K. Dick dans cette Conquête de Kiber, avec une quasi-impossibilité de distinguer l’illusion de la réalité et des passages qui rappellent certains moments de romans tels que Substance Mort.

A la Conquête de Kiber est plutôt difficile à décoder. Charge contre les paradis artificiels, ou apologie de l’alcoolisme ? Pas si facile que ça de trancher, à la lecture des aventures de cet anti-héros à la recherche d’une sorte de paix intérieure, alors tout semble lui sourire. N’est-il pas un rentier, dispensé de la necéssité de travailler pour vivre et plutôt bien de sa personne ? Etonnant héros que ce Paul Craig, surtout dans l’oeuvre de Van Vogt qui s’est souvent penché sur le thème du surhomme...

Et si c’était ça, le sens caché de ce roman de Van Vogt ? Qu’on n’a finalement que ce qu’on mérite, que l’argent, les femmes, la célébrité ne font finalement pas le bonheur ... Et que même un surhomme peut être malheureux et aspirer à une vie tranquille, tout simplement ?

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