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Je Suis Une Légende

Francis Lawrence
mercredi 6 août 2008
par Didier Giraud
popularité : 3%

Will Smith semble décidément prendre un malin plaisir à être là où on ne l’attend pas. Après avoir transformé l’univers paisible et rationnel des robots d’Asimov en un énorme film d’action dans I, Robot ... et peu de temps avant d’interprèter un super-héros alcoolique et politiquement incorrect, voilà qu’il fait dans la subtilité, la sobriété et l’intériorité !

Bande annonce IMG/flv/JeSuisUneLegende.flv

Je suis un légende est le remake du film de 1971 Le Survivant de Boris Sagal avec Charlton Heston ... qui était lui-même le remake du film de 1964 Last Man on Earth ... qui était l’adaptation au cinéma du roman Je Suis Une Légende, de Richard Matheson. Voilà pour l’historique !

Roman ou films, la trame est à peu de choses près identique : Robert Neville se retrouve le dernier homme sur terre, suite à une épidémie dont il est le seul survivant... du moins le seul survivant humain. Car d’autres ont survécu, ont muté et cherchent maintenant à se débarrasser du dernier représentant de la race humaine, alors que lui est obsédé par l’idée de trouver un vaccin permettant d’inverser la mutation, et d’immuniser les éventuels autres survivants. Il a enregistré un message radio diffusé en boucle et se rend tous les midis au point de rendez-vous qu’il a fixé, accompagné de son chien, espérant rencontrer un autre humain... mais cette routine qui dure depuis 3 ans va finir par être brisée ...

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Dans le roman, les mutants présentaient d’étonnantes ressemblances avec les vampires. Dans Le Survivant, ils ressemblaient davantage à des fanatiques religieux ... mais, à l’image des vampires, ne pouvaient sortir que de nuit, incapables de supporter la lumière du jour. Francis Lawrence a conservé cette caractéristique, mais ses mutants évoquent davantage des morts-vivants que des vampires et semblent beaucoup plus proches de l’animal que de l’humain.

Boris Sagal avait fait de son Robert Neville le créateur du virus (en fait, une arme bactériologique) ayant décimé la race humaine, rongé par la culpabilité... d’où une fin en parfaite adéquation avec ce sentiment de culpabilité. Quant à Richard Matheson, il avait fait de son peuple de vampires une véritable nouvelle société, appelée à prendre la place de la notre, Robert Neville étant destiné, à sa mort, à entrer dans la légende de cette nouvelle société... d’où le titre du roman !

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On ne retrouve, hélas, aucun de ces deux éléments dans Je Suis Une Légende. Le virus résulte d’un accident ... et Robert Neville n’a rien à se reprocher, pas même la mort, accidentelle, de sa femme et de sa fille. Il s’est toutefois donné une véritable mission : trouver un remède à ce virus. Une mission qui s’est peu à peu transformée en obsession ...

C’est peut être cela qui, finalement, fait la force de ce film : on ne retrouve aucun des schémas classiques auxquels on aurait pu s’attendre. La fin de notre monde se produit de manière totalement accidentelle et imprévisible. Ce n’est ni la faute de l’armée, ni celle de terroristes : cela résulte d’une tentative presque réussie de vaincre le cancer ! Robert Neville, quant à lui, n’est ni un héros, ni une victime, ni un salaud. Il est un scientifique ordinaire, qui a vu comme les autres sa famille disparaître dans le cataclysme provoqué par le virus.

A aucun moment, et cela mérite d’être souligné, le film ne donne dans le mélodrame. Le moment le plus émouvant est peut être la mort de son chien... traitée toutefois elle aussi avec la plus grande pudeur. Les quelques scènes d’action sont certes particulièrement spectaculaires, mais bien dosées, sans excès. Et même la fin du film se déroule sans aucune emphase, sans grandiloquence, sans ce triomphalisme américain si souvent critiqué... Ce qui devait arriver arrive, et le film se termine.

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On gardera bien entendu en mémoire les images de New York déserte, commençant à être envahie par la végétation, et par des hordes de kangourous, et même des lions... mais on se souviendra surtout de l’image d’un Will Smith épuisé, désespéré, parfois à la limite de la dépression, voire de la folie... dans un film de Francis Lawrence, réalisateur d’un Constantine certes très sympathique mais qui ne laissait pas présumer qu’il soit capable de changer à ce point de registre !

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