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Alex Proyas

Un vrai fan de SF ... et un réalisateur de génie !
jeudi 13 août 2009
par Didier Giraud
popularité : 7%

Alex Proyas compte déjà à son actif deux films devenus cultes, à juste titre. Car il n’hésite pas à prendre des risques (ce qui déplait évidemment au plus haut point aux producteurs), en faisant des choix artistiques très tranchés. Du coup, ses films sont souvent entourés de polémiques et font rarement l’unanimité auprès de la critique. Mais au moins, ils ne laissent personne indifférent ...

Sa carrière commence avec un film de SF à tout petit budget, sorti en 1989, uniquement en Australie : Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds. Inutile de dire qu’il n’est pas facile à trouver...

Mais c’est en 1994 qu’il devient célèbre avec The Crow. Le film "bénéficie" hélas d’une promo morbide avec la mort accidentelle de Brandon Lee sur le tournage, victime d’une balle qui n’était pas tout à fait à blanc... mais son succès et son statut de film culte n’en sont pas moins mérités. S’inspirant d’un comic, Proyas réalise un film au look gothique prononcé, apportant un grand soin au moindre plan et démontrant déjà un sens de l’esthétique peu ordinaire. La bande son, très orientée "metal" renforce un peu plus l’ambiance sombre et trash du film, dont le héros est maquillé comme le célèbre Robert Smith des Cure (présent dans la bande son, d’ailleurs).

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Quatre ans après, Alex Proyas fait encore mieux et plus fort sur le plan visuel avec Dark City, que beaucoup considèrent comme son chef d’oeuvre et qui est un des films de SF les plus marquants de ces 20 dernières années. Son scénario étrange et délirant, mêlant extra-terrestres et pouvoirs psychiques, des effets spéciaux hallucinants (on y voit des immeubles pousser !) et la présence de nombreux symboles font de Dark City une oeuvre complexe et fascinante, en même temps qu’un formidable spectacle.

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Curieusement, il se lance ensuite dans un pur blockbuster : I, Robot, avec Will Smith, inspiré des célèbres nouvelles d’Isaac Asimov. C’est pour lui l’occasion de créer un nouvel univers visuel, très différent des précédents, beaucoup moins sombre, beaucoup plus aseptisé, voire glacial... Les fans de l’écrivain apprécient moyennement le scénario qui fait de I, Robot un film d’action, imaginant Asimov se retournant dans sa tombe à cette idée, lui qui considérait que "la violence est le dernier refuge de l’incompétence". D’autres apprécient peu la publicité manifeste faite au travers du film à une marque automobile. Tous en revanche sont fascinés par le look incroyable des robots qui à lui seul permet de poser une des questions qui obsédait Asimov : à partir de quand doit-on considérer une créature artificielle comme vivante ?

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Déjà présent dans Dark City et encore plus dans I, Robot, le thème religieux occupe une grande place dans Prédictions, sorti en 2008. On aime ou on n’aime pas la fin, assez grandiloquente et qui lorgne vers certains films de Kubrick et de Spielberg... On aime ou on n’aime pas le message que fait passer Proyas. Mais la fin ne doit pas faire oublier tout le reste du film, qui bénéficie d’un scénario original et d’un véritable suspense. Et on se souviendra longtemps des scènes de catastrophe du film : on n’avait encore rien vu d’aussi impressionnant sur grand écran que ce crash d’avion !

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Depuis, plus rien... il a été question d’une adaptation de Dracula remontant aux origines du Mythe (le fameux Vlad Tepès, dit l’empaleur), d’une trilogie "La Guerre des Tripodes" inspirée d’une série de romans, de l’adaptation d’une nouvelle de Robert Heinlein et même d’un film consacré au Surfeur d’Argent, ce super-héros créé par Stan Lee et bien connu des fans des comics Marvel !

Mais quel que soit son prochain film... je sais déjà que j’irai le voir !



Commentaires  (fermé)

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lundi 17 août 2009 à 20h54, par  Kerkery

Grâce à cet article, je viens de faire la connaissance d’Alex Proyas, ni plus ni moins !
Homnubilé par le film "The Crow" et par la disparition étrange du fils du grand Bruce Lee, j’ai tout simplement oublié de regarder le générique pour savoir qui était l’auteur de "The Crow" ; étonnant non ?...
J’ai vu "I Robot", qui ne peut certes pas être qualifié de chef-d’oeuvre, mais il faut bien vivre, n’est-ce pas Monsieur Proyas ?
Il suffirait de peu de choses pour qu’Alex Proyas égale la renommée d’un Ridley Scott : peut-être un autre film de la même veine que "The Crow"...

A bientôt Monsieur Proyas !

Kerkery.

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