Alien : No Exit -- Votre note ?
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Alien : No Exit

Brian Evenson
vendredi 29 juillet 2011
par giraud
popularité : 4%

Kramm est un chasseur d’Aliens, un dur, un vrai... mais il y a des limites à ce qu’un homme peut supporter. Traumatisé par sa dernière mission, il ne veut plus avoir affaire aux aliens et démissionne de la compagnie Weyland-Yutani, entre au service d’une petite société et se fait cryogéniser dans l’attente d’une prochaine mission... Mais pas de chance, pendant son hibernation, la société se fait racheter par Planetus, un concurrent de Weyland-Yutani ! Réveillé pour enquêter sur ce qui ressemble à une attaque d’aliens sur une planète que se partagent Weyland-Yutani et Planetus, Kramm va se retrouver au coeur d’un vaste complot et devra faire face à ses démons...

On a tendance (et on a raison...) à se méfier des romans issus du cinéma ou de la télévision. Même dans les univers partagés tels que Star Wars et Star Trek, on trouve un peu de tout, avec parfois de bonnes surprises mais aussi, trop souvent hélas, ce qu’on pourrait appeler des "romans de gare". Et pourtant, Star Wars et Star Trek sont des univers particulièrement riches, pour lesquels les auteurs n’ont que l’embarras du choix pour trouver des idées afin de développer leurs romans...

Ce n’est pas le cas avec Alien, qui constitue un univers beaucoup plus restreint : une fois qu’on a évoqué les oeufs, les facehuggers (les créatures vaguement arachnéennes qui sortent des oeufs), les chestbursters (les bébés alien qui sortent de la poitrine de leur "hôte"), les aliens "adultes" et leur reine, la fameuse compagnie Weyland et les androïdes... on a fait à peu près le tour de la question ! Car les films de la saga se déroulant dans des univers clos (vaisseau spatial, prison), on ne sait pas grand chose de ce qui se passe dans le monde extérieur... Pas facile pour un écrivain d’innover et de développer une intrigue originale à partir de si peu .

Brian Evenson a donc fait ce qu’il a pu... et s’en est plutôt bien tiré ! Après tout, il y a de bons films d’action ; de la même manière, il existe de bons romans d’action et celui-ci en est un. Il faut dire qu’Evenson, qui est un écrivain reconnu, apprécie de faire de temps en temps une incursion dans le domaine de l’horreur et on sent bien que l’écrivain est particulièrement à son aise dans des scènes comme celle de la torture de l’androïde (oui, vous avez bien lu !), particulièrement efficace. Quant à ses personnages, ils sont plutôt attachants, avec une mention particulière pour le couple Bjorn / Jelena.

Les fans de la saga Alien (dont je suis) apprécieront tout particulièrement le soin avec lequel l’écrivain introduit, progressivement et à bon escient, les différents élements constitutifs de cet univers bien spécifique. En revanche, on pourra déplorer que la race de monstres créée par Ridley Scott et présentés dans Le Huitième Passager comme un organisme aussi hostile que parfait, se fasse ici dégommer par dizaines et à tour de bras, comme s’il était finalement à peine plus dangereux qu’un gorille doté d’une queue et d’une machoire un peu bizarre... L’Alien est un mythe qu’il serait dommage de banaliser et de dé-mythifier !

Certains regretteront sans doute aussi qu’un écrivain réputé tel que Brian Evenson se laisse aller à commettre des romans comme Alien : Exit (ou comme Dead Space : Martyr, qui se situe dans l’univers du jeu vidéo Dead Space), qu’on pourrait considérer comme alimentaires... Il n’est toutefois pas le premier (ni le dernier) à le faire et les plus grands noms de la SF se sont parfois livrés à cet exercice, comme Asimov avec la "novellisation" du Voyage Fantastique ou encore Orson Scott Card avec Abyss, de même que Robert Sheckley avec, lui aussi, un roman de la franchise Alien !

Pour ma part, je préfère lire un Alien : No Exit écrit avec un talent certain par Evenson, qu’un quelconque roman répondant certes au cahier des charges établi par les détenteurs des droits de la franchise, mais rédigé par un anonyme dénué d’imagination, multipliant les scènes d’action sans véritable intrigue et avec des personnages sans intérêt. A défaut d’être une oeuvre majeure de la SF, le roman de Brian Evenson se lit facilement, avec plaisir et s’avère même par moment difficile à lâcher !

Ce serait exagéré de dire que j’attends la suite avec impatience (car il y en aura une, apparemment...), mais le jour où elle sortira, je la lirai sans doute.

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