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The Giver

Philip Noyce
jeudi 26 février 2015
par Didier GIRAUD
popularité : 8%

Après une guerre qui a failli amener la fin de l’espèce humaine, l’humanité est repartie sur de nouvelles bases. Tout souvenir du passé a été supprimé, de même que les émotions. Il existe un couvre-feu, il est interdit de mentir, les conflits sont proscrits et la précision du langage est exigée de tous. Les individus ne portent plus de nom de famille, uniquement des prénoms. Les jeunes sont tous élevés de la même manière jusqu’à la cérémonie des 16 ans, au cours de laquelle leur futur métier leur est attribué. Jonas est ainsi désigné pour un rôle unique au sein de la communauté : il devient le Dépositaire de la Mémoire, le seul individu autoriser à se souvenir du passé, afin de pouvoir apporter sa connaissance aux Sages qui dirigent la communauté, en cas de grise grave. Il est donc présenté à l’ancien Dépositaire de la Mémoire, qui devient désormais le Passeur, chargé de transmettre ses souvenirs à Jonas...

Quand on voit le casting, avec Jeff Bridges et Meryl Streep (et Katie Holmes), on se dit que les producteurs n’ont pas faut les choses à motié. Il faut dire qu’il s’agit de l’adaptation du roman Le Passeur, de Lois Lowry (le premier d’une tétralogie), considéré aux Etats Unis comme un classique del a SF à enseigner dans les écoles.

Classique, c’est peut être beaucoup dire, mais il est vrai que les thèmes abordés (le contrôle de la population par l’oubli ou la ré-écriture du passé, la suppression des émotions) ont déjà été largement traités dans des romans tels que Farenheit 451 de Ray Bradbury, Un Bonheur Insoutenable d’Ira Levin ou Le Meilleur Des Mondes d’Aldous Huxley, ainsi que dans des films tels qu’Alphaville de Jean-Luc Godard, THX 1138 de George Lucas et même Equilibrium de Kurt Wimmer. De même, l’idée d’un territoire dont personne ne doit franchir les frontières et dont on ne sait pas ce qui se trouve au delà (à supposer qu’il y en ait un) a déjà été abordé de nombreuses fois au cinéma, par exemple avec L’Âge de Cristal ou, dans un genre un peu différent, Dark City.

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The Giver n’apporte rien de nouveau dans ces domaine, si ce n’est qu’il l’aborde sous l’angle choisi par son auteur qui était celui de la littérature pour adolescents. On le sait "qui suis-je" et "que vais-je bien pouvoir faire" sont les deux questions centrales pour tout adolescent et le film comme le roman s’intéresse précisément à cette période de la vie à laquelle on est censé trouver sa place dans la société.

The Giver se place donc sur le même terrain qu’un film tel que Divergente. Mais avec quand même pas de... divergences ! Sur la forme, déjà, Philip Noyce a choisi de jouer la carte d’une certaine sobriété. Ca commence en noir et blanc (ce qui est fidèle au roman), dans une ambiance très années 50 / 60 (qui pour les américains évoquent un certain âge d’or) avec des décors qui évoquent un peu l’idée qu’on se faisait à cette époque là du futur et d’une société utopique. Rien de bien spectaculaire, donc.

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Vous ne retrouverez pas non plus dans The Giver de scènes d’action ou de combats ! L’essentiel de l’action du film se déroule en effet... dans le cerveau de Jonas, qui découvre peu à peu les souvenirs du Passeur et le passé de l’humanité. Profitons en pour saluer au passage la prestation de Brenton Thwaites, acteur australien au nom imprononçable pour un français, mais est en train de se faire un nom à vitesse grand V dans le domaine du fantastique, après Maléfique et The Signal !

Il faut dire que le budget du film semble très modeste au regard de son casting, avec seulement 25 millions de dollars... mais c’est peut être mieux ainsi. Car on retrouve dans The Giver un peu des qualités de la SF à l’ancienne, d’avant les blockbusters, lorsque les idées comptaient davantage que les effets spéciaux... Et c’est bien de cela qu’il s’agit dans ce film, qui nous démontre que quelques souvenirs, quelques idées, peuvent suffire à faire s’écrouler un régime politique !

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Les fans dui roman regretteront peut être quelques libertés prises par rapport l’oeuvre de Lois Lowry, notamment pour ce qui concerne l’âge du personnage de Jonas, beaucoup plus jeune dans le roman. Mais cela ne change rien à la force du propos du film. Les amateurs de SF regretteront peut être aussi qu’on ne nous en dise pas plus sur la technologie, discrète mais bien présente, de cette communauté. On aimerait bien comprendre, notamment, le "comment du pourquoi" du dénouement (attention spoiler !) et pour quelles raisons, au delà d’un certain éloignement, la mémoire du Dépositaire est soudain transmise et partagée par l’ensemble de la poulation ! Mais est-ce si important que ça s’agissant d’un film finalement plus proche du conte philosophique que du film pour adolescent ?

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